16 mai 2009
La biodiversité, c’est l’âme de l’Humanité
De nombreuses espèces enregistrent des déclins inquiétants.
Pour l'écologue Robert BARBAULT, cette crise est à la fois écologique et morale.
Entretien Gilles Toussaint
Robert Barbault est directeur du département Ecologie et Gestion de la Biodiversité du Muséum national d’Histoire naturelle français.
• On parle beaucoup de la biodiversité en termes alarmants, mais cet enjeu semble encore mal perçu par l'opinion publique. Comment mieux faire passer ce message ?
On intéresse généralement le public à ce sujet à travers une approche emblématique comme la liste rouge des espèces menacées de l’Union internationale pour la Conservation de la nature, mais il ne mesure pas de quelle façon il est réellement concerné. Par rapport à la crise économique, il a l’impression que la nature c’est sympathique, mais que ce n’est pas aussi dramatique que le reste.
Pour ma part, je présente la biodiversité un peu différemment en commençant par dire qu’elle représente le tissu vivant de la planète et que le phénomène du vivant est caractérisé par la diversité qui est la raison de son succès. Si cela dure depuis quatre milliards d’années, c’est parce qu’il y a de la diversité. Ce tissu vivant a une ampleur planétaire, nous sommes concernés quand des espèces disparaissent, quand le tissu vivant se déchire, car c’est la qualité des milieux dans lesquels nous vivons qui se détériore.
En présentant les choses de cette manière, les gens réalisent que c’est important et qu’à la limite, la crise financière n’est qu’un épiphénomène de cette dégradation; du fait que l’on méconnaisse l’importance du fonctionnement des systèmes vivants pour les activités humaines, y compris les activités économiques passées ou présentes. S’il n’y avait pas eu la vie sur terre, qui a abouti à la formation de calcaire, on n’aurait pas eu de pierres pour construire Notre-Dame de Paris.
• Êtes-vous favorable à l'idée de faire payer les services rendus par la nature ?
Cette notion de services écologiques - la purification de l’eau, la régulation du climat, les pollinisateurs - passe assez bien. On les associe à des chiffres de nature économique et tout d’un coup cela a l’air plus important. Mais je pense qu’il faut être très prudent car la cause fondamentale de la dégradation de la biodiversité, c’est le système économique dominant et le marché libre. Donc, se dire que pour faire prendre au sérieux ce problème et le résoudre, on va le quantifier économiquement, c’est finalement continuer de soumettre la nature à ce qui est à la cause de sa destruction.
Bien sûr ce n’est pas inintéressant de disposer de tels chiffres, mais la valeur de la biodiversité, avec un grand V, reste la valeur de la vie. Il faut donc prendre certaines précautions et d’abord faire prendre conscience aux gens du fait que s’il y a un problème, c’est précisément parce que les hommes, en particulier les Occidentaux modernes, ont perdu de vue qu’ils dépendaient de la nature pour leur propre bien-être. En général, quand je demande aux gens s’ils ont besoin de compter les morts après une guerre pour savoir si la guerre c’est quelque chose de bien ou pas, ils répondent non.
• Une nouvelle révolution copernicienne pour resituer la place de l'homme dans la nature est-elle nécessaire ?
Exactement, il faut lui faire redécouvrir que ses racines se trouvent dans ce qu’il appelle la nature. Que les singes sont nos cousins et que ce n’est pas s’affaiblir et s’amenuiser de le reconnaître. Au contraire, c’est s’enraciner dans quelque chose de prodigieux qui est le vivant, la biodiversité, avec une expérience accumulée sur des millions d’années et des prodiges d’invention.
L'hypothèse d'une 6e extinction massive est de plus en plus souvent évoquée...
L’utilisation de l’expression "6e crise d’extinction" n’est pas du tout appréciée par les paléontologues et je les comprends. La comparaison n’est pas judicieuse parce que l’échelle de temps des extinctions passées s’est étalée sur des centaines de milliers voire des millions d’années. Or, aujourd’hui nous en sommes au mieux dans une échelle de la décennie ou du siècle. La deuxième différence, c’est que ces grandes extinctions étaient liées à des événements majeurs d’ordre géologique, climatique ou volcanique et éventuellement à la chute d’une météorite. La crise actuelle est due au dérèglement des sociétés et des activités humaines.
Aujourd’hui, on constate certes des disparitions d’espèces et des effondrements de populations. Mais, dans le monde marin qui a été fortement martyrisé, par exemple, on n’a pas recensé pour l’instant la disparition ni d’une espèce de baleine, ni de requin. De manière générale, les populations des grands prédateurs marins se sont néanmoins effondrées de plus de 95 %, voire 99 %.
L’obsession de l’extinction fait que l’on ne mesure pas que ce qui est grave, ce n’est pas seulement la disparition d’une espèce, c’est le fait que quand une espèce qui jouait un rôle important dans la dynamique des écosystèmes voit sa population réduite de manière drastique, cela déséquilibre radicalement le fonctionnement de ceux-ci. Il y a toute une série de phénomènes qui font leur apparition : les méduses se mettent à pulluler, etc. Et c’est seulement aujourd’hui que l’on commence à mesurer la catastrophe que représente l’effondrement des stocks de grands prédateurs marins.
Cela dit, on sait que l’on est dans une phase d’intensification des taux d’extinction et que l’on peut parler de crise d’extinction. Mais il ne sert à rien de dresser seulement des listes de comptage. Il faut plutôt attirer l’attention sur le fait que nous sommes une espèce supposée intelligente, capable de se préoccuper des générations futures et donc de corriger le cours des choses.
• A terme, l'espèce humaine pourrait-elle elle-même être menacée ?
Cela nous renvoie à la fameuse phrase attribuée à Einstein à propos des abeilles. Il faut la voir d’un point de vue symbolique. Cela veut dire que si l’espèce humaine est conne au point d’entraîner la disparition des pollinisateurs, elle finira effectivement par aller à sa perte. Non pas parce que les espèces disparaissent, mais parce qu’elle est profondément destructrice.
La crise d’extinction ne va pas entraîner directement la disparition de l’espèce humaine, qui est résistante. Derrière la crise actuelle de la biodiversité se joue la dimension humaine, humaniste de notre espèce. La question est de savoir si cette dimension va survivre à une destruction massive qui n’est pas seulement une destruction de la nature, mais qui est aussi une destruction sociale, économique et morale. La destruction des milieux tropicaux va de pair avec la destruction des conditions de vie des populations qui y vivent. Ce n’est pas les pauvres du Sud qui détruisent la biodiversité, c’est essentiellement le développement de nos sociétés occidentales qui entraînent la destruction des milieux par surexploitation et avidité. Pour moi, c’est là l’enjeu majeur. D’où le côté positif de cette crise si l’on sait s’en emparer de façon constructive. C’est un signal d’alarme qui nous rappeler que nous sommes Homo sapiens , censé être plus intelligent que les autres.
La Libre Belgique, Gilles Toussaint. Mis en ligne le 11/05/2009
http://www.snv.jussieu.fr/vie/dossiers/biodiversite/barbault/interview%20barbault.htm
A lire : "Un éléphant dans un jeu de quilles- L’homme dans la biodiversité" Par Robert Barbault. Editions du Seuil.
Voir aussi (et entendre) : http://archives-sonores.bpi.fr/index.php?urlaction=doc&id_doc=2954
Pour l'écologue Robert BARBAULT, cette crise est à la fois écologique et morale.
Entretien Gilles Toussaint
Robert Barbault est directeur du département Ecologie et Gestion de la Biodiversité du Muséum national d’Histoire naturelle français.
• On parle beaucoup de la biodiversité en termes alarmants, mais cet enjeu semble encore mal perçu par l'opinion publique. Comment mieux faire passer ce message ?
On intéresse généralement le public à ce sujet à travers une approche emblématique comme la liste rouge des espèces menacées de l’Union internationale pour la Conservation de la nature, mais il ne mesure pas de quelle façon il est réellement concerné. Par rapport à la crise économique, il a l’impression que la nature c’est sympathique, mais que ce n’est pas aussi dramatique que le reste.
Pour ma part, je présente la biodiversité un peu différemment en commençant par dire qu’elle représente le tissu vivant de la planète et que le phénomène du vivant est caractérisé par la diversité qui est la raison de son succès. Si cela dure depuis quatre milliards d’années, c’est parce qu’il y a de la diversité. Ce tissu vivant a une ampleur planétaire, nous sommes concernés quand des espèces disparaissent, quand le tissu vivant se déchire, car c’est la qualité des milieux dans lesquels nous vivons qui se détériore.
En présentant les choses de cette manière, les gens réalisent que c’est important et qu’à la limite, la crise financière n’est qu’un épiphénomène de cette dégradation; du fait que l’on méconnaisse l’importance du fonctionnement des systèmes vivants pour les activités humaines, y compris les activités économiques passées ou présentes. S’il n’y avait pas eu la vie sur terre, qui a abouti à la formation de calcaire, on n’aurait pas eu de pierres pour construire Notre-Dame de Paris.
• Êtes-vous favorable à l'idée de faire payer les services rendus par la nature ?
Cette notion de services écologiques - la purification de l’eau, la régulation du climat, les pollinisateurs - passe assez bien. On les associe à des chiffres de nature économique et tout d’un coup cela a l’air plus important. Mais je pense qu’il faut être très prudent car la cause fondamentale de la dégradation de la biodiversité, c’est le système économique dominant et le marché libre. Donc, se dire que pour faire prendre au sérieux ce problème et le résoudre, on va le quantifier économiquement, c’est finalement continuer de soumettre la nature à ce qui est à la cause de sa destruction.
Bien sûr ce n’est pas inintéressant de disposer de tels chiffres, mais la valeur de la biodiversité, avec un grand V, reste la valeur de la vie. Il faut donc prendre certaines précautions et d’abord faire prendre conscience aux gens du fait que s’il y a un problème, c’est précisément parce que les hommes, en particulier les Occidentaux modernes, ont perdu de vue qu’ils dépendaient de la nature pour leur propre bien-être. En général, quand je demande aux gens s’ils ont besoin de compter les morts après une guerre pour savoir si la guerre c’est quelque chose de bien ou pas, ils répondent non.
• Une nouvelle révolution copernicienne pour resituer la place de l'homme dans la nature est-elle nécessaire ?
Exactement, il faut lui faire redécouvrir que ses racines se trouvent dans ce qu’il appelle la nature. Que les singes sont nos cousins et que ce n’est pas s’affaiblir et s’amenuiser de le reconnaître. Au contraire, c’est s’enraciner dans quelque chose de prodigieux qui est le vivant, la biodiversité, avec une expérience accumulée sur des millions d’années et des prodiges d’invention.
L'hypothèse d'une 6e extinction massive est de plus en plus souvent évoquée...
L’utilisation de l’expression "6e crise d’extinction" n’est pas du tout appréciée par les paléontologues et je les comprends. La comparaison n’est pas judicieuse parce que l’échelle de temps des extinctions passées s’est étalée sur des centaines de milliers voire des millions d’années. Or, aujourd’hui nous en sommes au mieux dans une échelle de la décennie ou du siècle. La deuxième différence, c’est que ces grandes extinctions étaient liées à des événements majeurs d’ordre géologique, climatique ou volcanique et éventuellement à la chute d’une météorite. La crise actuelle est due au dérèglement des sociétés et des activités humaines.
Aujourd’hui, on constate certes des disparitions d’espèces et des effondrements de populations. Mais, dans le monde marin qui a été fortement martyrisé, par exemple, on n’a pas recensé pour l’instant la disparition ni d’une espèce de baleine, ni de requin. De manière générale, les populations des grands prédateurs marins se sont néanmoins effondrées de plus de 95 %, voire 99 %.
L’obsession de l’extinction fait que l’on ne mesure pas que ce qui est grave, ce n’est pas seulement la disparition d’une espèce, c’est le fait que quand une espèce qui jouait un rôle important dans la dynamique des écosystèmes voit sa population réduite de manière drastique, cela déséquilibre radicalement le fonctionnement de ceux-ci. Il y a toute une série de phénomènes qui font leur apparition : les méduses se mettent à pulluler, etc. Et c’est seulement aujourd’hui que l’on commence à mesurer la catastrophe que représente l’effondrement des stocks de grands prédateurs marins.
Cela dit, on sait que l’on est dans une phase d’intensification des taux d’extinction et que l’on peut parler de crise d’extinction. Mais il ne sert à rien de dresser seulement des listes de comptage. Il faut plutôt attirer l’attention sur le fait que nous sommes une espèce supposée intelligente, capable de se préoccuper des générations futures et donc de corriger le cours des choses.
• A terme, l'espèce humaine pourrait-elle elle-même être menacée ?
Cela nous renvoie à la fameuse phrase attribuée à Einstein à propos des abeilles. Il faut la voir d’un point de vue symbolique. Cela veut dire que si l’espèce humaine est conne au point d’entraîner la disparition des pollinisateurs, elle finira effectivement par aller à sa perte. Non pas parce que les espèces disparaissent, mais parce qu’elle est profondément destructrice.
La crise d’extinction ne va pas entraîner directement la disparition de l’espèce humaine, qui est résistante. Derrière la crise actuelle de la biodiversité se joue la dimension humaine, humaniste de notre espèce. La question est de savoir si cette dimension va survivre à une destruction massive qui n’est pas seulement une destruction de la nature, mais qui est aussi une destruction sociale, économique et morale. La destruction des milieux tropicaux va de pair avec la destruction des conditions de vie des populations qui y vivent. Ce n’est pas les pauvres du Sud qui détruisent la biodiversité, c’est essentiellement le développement de nos sociétés occidentales qui entraînent la destruction des milieux par surexploitation et avidité. Pour moi, c’est là l’enjeu majeur. D’où le côté positif de cette crise si l’on sait s’en emparer de façon constructive. C’est un signal d’alarme qui nous rappeler que nous sommes Homo sapiens , censé être plus intelligent que les autres.
La Libre Belgique, Gilles Toussaint. Mis en ligne le 11/05/2009
http://www.snv.jussieu.fr/vie/dossiers/biodiversite/barbault/interview%20barbault.htm
A lire : "Un éléphant dans un jeu de quilles- L’homme dans la biodiversité" Par Robert Barbault. Editions du Seuil.
Voir aussi (et entendre) : http://archives-sonores.bpi.fr/index.php?urlaction=doc&id_doc=2954
14 mai 2009
Le nouveau rêve ?
Cela s'est passé gare d'Antwerpen (Anvers)
Un peu long à télécharger mais très émouvant à voir :
http://streaming.vtm.be/VTM/opzoeknaarmaria/Video/STUNT_MARIA_FINAL_EXPORT.wmv
Le "nouveau progamme" ou le "nouveau rêve" ?!
Ca s'est passé gare d'Anvers (Antwerpen)

Un peu long à télécharger mais très émouvant à voir :
http://streaming.vtm.be/VTM/opzoeknaarmaria/Video/STUNT_MARIA_FINAL_EXPORT.wmv
C'est le "nouveau progamme" ou le "nouveau rêve" !
11 mai 2009
BIENTOT LES MONNAIES LIBRES !
A suivre de près ! J’ai rencontré Jean-François Noubel chez Pierre Rabhi. J’ai déjà parlé de lui et de l’intelligence collective sur mon site de l’arc en ciel. Je pense que son travail et l’initiative concernant la monnaie est à suivre avec attention...
Comment l'économie mondiale est sur le point de se transformer.
Le système monétaire actuel est un Titanic. Piloté par quelques uns en haut d'une chaîne de pouvoir, loin du jeu démocratique, obscur, fondé sur des idéologies du passé, il démontre qu'une erreur de pilotage ici, une malveillance là, une négligence générale de l'équipage ont tôt fait de mener le navire à sa perte. Avec tous ses passagers à bord. Evidemment ceux qui sont en charge des commandes font tout pour l'empêcher de couler. On connaît la suite... Notre système monétaire conventionnel ne durera plus très longtemps. L'argent basé sur la dette et l'intérêt est un système instable, condamné à disparaître du fait de son déséquilibre intrinsèque (par exemple le marché ne peut suivre le montant des intérêts à rembourser).
La monnaie est sur le point de suivre la même évolution que les médias ces dernières années. Centralisés, propriétaires, fondés sur le "un vers tous", les médias ont muté vers des modèles distribués, ouverts, libres, de pair à pair. Tout le monde peut aujourd'hui être un média.
De la même façon, des millions de monnaies libres vont bientôt circuler sur le Net et via nos téléphones portables. Elles ne seront pas contrôlées par les banques centrales ou les Etats. Elles seront émises par des millions de personnes et d'organisations. L'argent conventionnel fondé sur l'intérêt et la dette (85% à 98% de la monnaie en circulation aujourd'hui) sera voué à disparaître ou s'adapter. Tout le monde utilisera ces nouvelles monnaies libres, parce qu'elles sont gratuites, non-rares, faciles à faire circuler dans les réseaux publics, et simplement parce que tout le monde en a aujourd'hui besoin, les personnes comme les entreprises.
Jean-François Noubel, fondateur de TheTransitioner, donnera une conférence sur ce sujet plus que brûlant. L'objectif sera de partager, avec vous, en quoi cette évolution a déjà commencé. Nous explorerons des questions telles que:
• Pourquoi les futures organisations ne pourront plus réussir avec la monnaie conventionnelle ?
• En quoi ces nouveaux systèmes monétaires sont-ils une réponse innovante face aux challenges mondiaux actuels ?
• Comment nous préparer ? Quelles actions engager dès maintenant ?
• Comment les organisations d'aujourd'hui -- entreprises, banques, gouvernements -- peuvent-elles utiliser de nouveaux systèmes monétaires pour leur propre développement, pour leur efficacité et leur compétitivité ?
• Quelles sont les nouvelles opportunités et les nouveaux marchés ?
• Quelle est l'avancée des travaux de TheTransitioner ?
Cette conférence vous ouvrira les portes d'un espace plus vaste de la réalité d'aujourd'hui. Nous ne parlerons pas du paradigme présent. Avec des nombres, des faits, des détails, vous pourrez entrer dans la chair de cette nouvelle humanité, déjà vivante, en pleine créativité, mais encore invisible pour un regard conventionnel.
A propos de TheTransitioner.org
TheTransitioner.org est un organisme
international, indépendant et à but non lucratif, de R&D en intelligence, conscience et sagesse collectives. Le fruit des recherches est directement offert au domaine public. TheTransitioner.org travaille sur de nouvelles technologies et méthodologies destinées à développer les nouvelles formes d'intelligence collective pour l'humanité et les organisations qu'elle crée. Le développement des monnaies libres gouvernées par la société civile est au cœur de ses engagements. TheTransitioner.org a également pour mission de former les personnes et organisations pionnières dans l'évolution du vivant social, au travers de séminaires, conférences, publications et événements médiatiques.
Contact relations presse, séminaires et conférences :
Tél. : +33 4 90 55 49 05
Email : association@thetransitioner.org

Comment l'économie mondiale est sur le point de se transformer.
Le système monétaire actuel est un Titanic. Piloté par quelques uns en haut d'une chaîne de pouvoir, loin du jeu démocratique, obscur, fondé sur des idéologies du passé, il démontre qu'une erreur de pilotage ici, une malveillance là, une négligence générale de l'équipage ont tôt fait de mener le navire à sa perte. Avec tous ses passagers à bord. Evidemment ceux qui sont en charge des commandes font tout pour l'empêcher de couler. On connaît la suite... Notre système monétaire conventionnel ne durera plus très longtemps. L'argent basé sur la dette et l'intérêt est un système instable, condamné à disparaître du fait de son déséquilibre intrinsèque (par exemple le marché ne peut suivre le montant des intérêts à rembourser).
La monnaie est sur le point de suivre la même évolution que les médias ces dernières années. Centralisés, propriétaires, fondés sur le "un vers tous", les médias ont muté vers des modèles distribués, ouverts, libres, de pair à pair. Tout le monde peut aujourd'hui être un média.
De la même façon, des millions de monnaies libres vont bientôt circuler sur le Net et via nos téléphones portables. Elles ne seront pas contrôlées par les banques centrales ou les Etats. Elles seront émises par des millions de personnes et d'organisations. L'argent conventionnel fondé sur l'intérêt et la dette (85% à 98% de la monnaie en circulation aujourd'hui) sera voué à disparaître ou s'adapter. Tout le monde utilisera ces nouvelles monnaies libres, parce qu'elles sont gratuites, non-rares, faciles à faire circuler dans les réseaux publics, et simplement parce que tout le monde en a aujourd'hui besoin, les personnes comme les entreprises.
Jean-François Noubel, fondateur de TheTransitioner, donnera une conférence sur ce sujet plus que brûlant. L'objectif sera de partager, avec vous, en quoi cette évolution a déjà commencé. Nous explorerons des questions telles que:
• Pourquoi les futures organisations ne pourront plus réussir avec la monnaie conventionnelle ?
• En quoi ces nouveaux systèmes monétaires sont-ils une réponse innovante face aux challenges mondiaux actuels ?
• Comment nous préparer ? Quelles actions engager dès maintenant ?
• Comment les organisations d'aujourd'hui -- entreprises, banques, gouvernements -- peuvent-elles utiliser de nouveaux systèmes monétaires pour leur propre développement, pour leur efficacité et leur compétitivité ?
• Quelles sont les nouvelles opportunités et les nouveaux marchés ?
• Quelle est l'avancée des travaux de TheTransitioner ?
Cette conférence vous ouvrira les portes d'un espace plus vaste de la réalité d'aujourd'hui. Nous ne parlerons pas du paradigme présent. Avec des nombres, des faits, des détails, vous pourrez entrer dans la chair de cette nouvelle humanité, déjà vivante, en pleine créativité, mais encore invisible pour un regard conventionnel.
A propos de TheTransitioner.org
TheTransitioner.org est un organisme
international, indépendant et à but non lucratif, de R&D en intelligence, conscience et sagesse collectives. Le fruit des recherches est directement offert au domaine public. TheTransitioner.org travaille sur de nouvelles technologies et méthodologies destinées à développer les nouvelles formes d'intelligence collective pour l'humanité et les organisations qu'elle crée. Le développement des monnaies libres gouvernées par la société civile est au cœur de ses engagements. TheTransitioner.org a également pour mission de former les personnes et organisations pionnières dans l'évolution du vivant social, au travers de séminaires, conférences, publications et événements médiatiques.Contact relations presse, séminaires et conférences :
Tél. : +33 4 90 55 49 05
Email : association@thetransitioner.org

04 mai 2009
Un moment clé pour faire les bons choix
Une synthèse intéressante de la situation actuelle est faite par Peter Tom Jones, responsable de l'étude "Ecologie industrielle" à l'Université de Louvain (KUL) et promoteur d'une économie écologique en Flandre. Son interview paru dans Dimension 3, le journal de la Coopération belge vaut la peine d'être lu et même utilisé dans le symposium. Bonne lecture. Michel Simonis
La crise économique actuelle ne s’est pas invitée seule. Le Sud, dans le même temps, doit encore faire face à une crise alimentaire. Parallèlement, les combustibles fossiles s’épuisent peu à peu. Le changement climatique nécessite des mesures radicales, tandis que la consommation du Nord affecte les ressources de la terre. Tous ces problèmes sont liés indissociables. Un des courants de pensée qui place les solutions dans un contexte global est l’économie écologique. Nous avons eu un entretien avec l’un de ses apôtres, Peter Tom Jones.
Quelles sont les principales caractéristiques de l’économie écologique ?
L’économie écologique part de la réalité biophysique qui établit que la croissance a des limites réelles. L’écosystème de la terre est limité dans les matières premières qu’il peut fournir et dans la capacité d’absorption des déchets comme le CO 2. Une croissance économique mondiale de 5 % implique que l’économie internationale double en 16 ans, quadruple en 30 ans, etc. À long terme, cela ne peut jamais être durable sur le plan écologique. Par ailleurs, l’économie écologique recherche une répartition plus équitable de la marge écologique, ce qui est très important dans le cadre d’un accord climatique international futur, par exemple. Dans l’économie écologique, le marché n’arrive qu’en troisième position. On utilise le marché pour ce qu’il a de bon, mais cela ne va pas plus loin. C’est totalement différent de l’économie néoclassique actuelle, qui continue à chercher la prospérité uniquement dans les mécanismes du marché.
À quoi ressemble le monde idéal de l’économie écologique ?
À long terme, cela doit être un monde qui admet que la croissance a des limites biophysiques : cela s’appelle une économie en état de stabilité. Ceci doit aussi aller de pair avec une réforme du système financier. En effet, le système actuel avec des taux d’intérêt positifs débouche sur une économie qui a besoin d’une croissance minimale pour être stable. On trouve notamment de bonnes idées quant à un nouveau système financier dans le livre "Le futur de l’argent" de Bernard Lietaer. Il s’agit d’un débat indispensable, mais complexe. Toutefois, nous ne devons pas perdre de vue qu’il faut préparer d’urgence la transition à une économie pauvre en carbone. La crise financière actuelle, qui coïncide avec une crise du climat, de l’alimentation, de l’eau et de l’énergie, représente un moment charnière pour enfin faire les bons choix. Heureusement, le monde commence à en prendre conscience. L’idée d’un Green New Deal – un concept de la cellule de réflexion britannique New Economics Foundation – est maintenant propagée par Ban Ki-Moon et Al Gore.
Obama aussi l’a bien compris, ce qui donne un signal vraiment porteur d’espoir. Je considère qu’il s’agit d’un premier pas pragmatique vers l’économie écologique.
Comment envisagez-vous ce monde pauvre en carbone ?
Le logement, la mobilité, l’alimentation et les déplacements sont responsables d’environ 80 % de notre impact environnemental. En ce qui concerne le logement, nous devons mieux concevoir nos maisons en utilisant la technologie des maisons passives. Les bâtiments existants doivent être profondément adaptés aux meilleures techniques de rénovation à notre disposition. En ce qui concerne la mobilité, nous devons aller vers une électrification complète du parc automobile durant les 15 à 20 prochaines années.
D’ailleurs, l’utilisation de voitures électriques entre parfaitement dans le cadre du réseau intelligent (partiellement) décentralisé de l’avenir. Le système centralisé actuel est "stupide" et inefficace, notamment en raison des pertes importantes durant le transport sur le réseau. Et le stockage de l’électricité est très difficile, ce qui entraîne une mauvaise relation entre l’offre et la demande. Dans les réseaux intelligents décentralisés de l’avenir, les batteries des voitures électriques feront fonction de systèmes de stockage qui accumulent et libèrent l’électricité en fonction des besoins. Une autre piste intéressante en matière de mobilité est le développement d’un système flexible de voitures partagées. Évidemment, l’offre de transports en commun et d’infrastructures cyclistes doit être considérablement améliorée. Quant à l’alimentation, nous devons tendre vers une réduction de la consommation de viande et une alimentation plus saisonnière, biologique et locale. En termes de voyages, enfin, le défi consistera à voyager à nouveau plus lentement et moins loin.
Cela demande de sérieux efforts de la population…
C’est la raison pour laquelle il est tellement important d’insister sur le haut degré de qualité de vie des alternatives. Il ne s’agit pas d’utiliser de l’eau froide en hiver, ou de vivre dans une cabane munis de chaussettes en laine de chèvre... Avec la technologie des maisons passives, qui existe déjà, non seulement l’impact environnemental diminue d’environ 75 %, mais le confort de l’habitat connaît une grande amélioration. En ce qui concerne la mobilité, nous devons surtout nous concentrer sur la santé. Il y a un énorme problème de particules fines et d’embouteillages. Le Belge moyen - c’est encore pire en Flandre - perd 13,5 mois de sa vie en raison des particules fines. La mobilité écologique est plus sûre et plus saine. Pour l’alimentation, la santé est aussi un argument pertinent. De nombreux problèmes de santé actuels (maladies cardiovasculaires, obésité, diabète, cancer) sont liés à une consommation excessive de viande. De plus, l’alimentation locale et saisonnière est issue d’un nouveau type d’agriculture, avec un ensemble de tâches plus vaste, notamment le souci du paysage, la biodiversité, voire le stockage de carbone. Le secteur le plus complexe est celui des voyages. Pourtant, il est indispensable de remettre en question ce qui semble aller de soi : les vols intercontinentaux.
La transition vers une économie écologique présente des avantages dits complémentaires. Elle crée par exemple de nouveaux emplois ancrés localement, qui ne sont plus soumis aux distorsions du libre-échange international. La Confédération européenne des syndicats a calculé qu’une réduction des émissions de CO 2 de 40 % dans l’Union Européenne créerait 1,5 % d’emplois de plus qu’un scénario classique. Il faut des métiers de qualité pour des travaux intensifs comme la rénovation des bâtiments existants, l’énergie renouvelable et les nouveaux types de transports en commun. Un deuxième avantage majeur est l’autonomie énergétique. Nous sommes actuellement face à une situation insoutenable. Pour son énergie, la Belgique dépend presque totalement de l’étranger. Les combustibles fossiles (gaz naturel, pétrole) vont devenir plus chers, tandis que l’uranium nécessaire à l’énergie nucléaire provient de pays souvent instables politiquement. Un changement s’impose : une consommation rationnelle de l’énergie, une plus grande efficacité énergétique dans l’industrie, des bâtiments passifs - et ultérieurement actifs -, une utilisation bien plus fréquente des énergies renouvelables, etc. Enfin, les villes deviendront beaucoup plus vivables grâce à un aménagement vert, et avec une mobilité durable et des voitures électriques. A eux seuls, les avantages pour la santé pourront être plus intéressants que les coûts de la mise en oeuvre de ces politiques. En y associant les investissements dans l’emploi et l’autonomie énergétique, on obtient une situation triplement win-win.
Ce qui importera énormément dans tout ceci, c’est que, consciencieusement et loyalement, le gouvernement exerce une fonction d’exemple. Avec ses marchés publics, il possède 20 % du marché ! S’il fait des choix verts cohérents, il peut stimuler les secteurs verts et les faire croître suffisamment pour qu’ils puissent concurrencer les secteurs non verts, qui sont encore privilégiés de facto aujourd’hui, en raison de la non intériorisation des frais externes.
Le concept du cradle to cradle (littéralement "du berceau au berceau") établit que nous pouvons continuer à consommer si les produits sont biodégradables et/ou si les circuits sont fermés. Il n’est donc pas question de réduire la consommation ?
Le cradle to cradle fait partie de la solution, mais sans plus. Les concepteurs continuent à partir de la consommation illimitée. Cependant, une croissance infinie du PNB est incompatible à long terme avec les ressources limitées de la terre. Nous vivons déjà au dessus de ces ressources. Il n’existe aucune argumentation scientifique pour continuer à promouvoir une croissance illimitée. De plus, la croissance ne mène plus au bien-être. Plusieurs études de satisfaction ont montré que dans les pays occidentaux, les revenus supérieurs à partir d’un certain niveau sont totalement indépendants du niveau de bien-être. Il n’y a donc aucun lien direct entre le sentiment de bien-être et le revenu. Actuellement, si l’on souhaite créer un niveau de bien-être supérieur, il faut réparer les tissus sociaux, introduire la sécurité et la sûreté, améliorer la santé et réduire les inégalités internes. De même, il est faux de dire que la croissance du PNB est nécessaire par définition pour créer de l’emploi. À l’heure actuelle, il arrive aussi que la croissance du PNB détruise l’emploi, notamment à cause de l’automatisation. Il est bien plus efficace d’opter pour une économie écologique où l’on taxe moins le travail et plus l’impact environnemental et où l’on investit dans des secteurs de travail intensif. La croissance du PNB serait aussi nécessaire pour lutter contre la pauvreté du Sud ? Encore une fois, des chiffres empiriques prouvent le contraire. Une étude de la New Economics Foundation sur la période de 1990 à 2001 montre qu’il faut 166 dollars de croissance du PNB mondial pour dégager 1 dollar de lutte contre l’extrême pauvreté. Il s’agit d’un rendement de seulement 1 sur 166. Quelle doit alors être la croissance du PNB pour lutter sérieusement contre la pauvreté ? Il nous faut donc d’autres mécanismes directs.
Comment percevez-vous le fossé qui sépare le Nord et le Sud?
C’est précisément le débat sous-jacent à la conférence climatique cruciale de Copenhague, prévue en décembre 2009. Un accord équitable nécessite un transfert technologique et des transferts financiers du Nord vers le Sud. C’est tout ce qu’il y a de plus correct, étant donné la dette historique de carbone du Nord envers le Sud. En raison du principe du "pollueur payeur", le Nord doit fournir des fonds afin que le Sud puisse développer la capacité d’adaptation nécessaire pour lutter contre les conséquences du changement climatique. En outre, un transfert technologique est également nécessaire, même s’il va à l’encontre du système actuel en vigueur des droits de propriété intellectuelle. Il faut donc de l’argent pour payer les entreprises afin qu’elles transfèrent leurs technologies. Les pays en développement doivent pouvoir disposer immédiatement des meilleures technologies et des meilleurs systèmes : urbanisme vert, mobilité durable, systèmes électriques décentralisés, etc. Ce faisant, le Sud ne doit pas commettre les erreurs de l’Occident. L’aide au développement doit réduire le risque d’impact climatique. Nous ne pouvons donc pas investir dans des projets qui seront inutiles dans 10 ans en raison des changements climatiques, mais préparer les sociétés du Sud à ce changement. Il s’agit donc d’une part de réorienter les budgets de développement existants et, d’autre part, d’accorder de nouveaux budgets pour payer l’adaptation et les mesures technologiques. Cela permettra de développer des économies locales qui seront davantage basées sur des blocs commerciaux régionaux, et
qui dépendront moins de l’exportation à bas prix vers l’Occident.
On entend souvent dire : les pays en développement doivent surtout exporter pour pouvoir se développer. Est-ce un mythe ?
C’est un mythe s’il s’agit de produits sans grande plus-value comme les produits de base de la monoculture, l’exploitation forestière et les minéraux non traités. Ainsi, les pays en développement consomment leur propre capital naturel avec de graves conséquences écologiques sur place. Cela produit des revenus à court terme (à très bas prix d’ailleurs), mais ce capital naturel est perdu à long terme. Ce n’est pas comme ça que l’on développe la prospérité économique durable.
Une forme de dé-mondialisation (deglobalisation) économique est donc souhaitable. Cela implique que les économies du Sud réorientent leur croissance, axée sur l’exportation dans le cadre du marché international, vers la production de marchés locaux. La dé-mondialisation est un plaidoyer pragmatique pour une économie mixte, où l’initiative privée côtoiera davantage les entreprises publiques, les coopératives et d’autres formes d’économie sociale. Les régions ou communautés produiront elles-mêmes les marchandises dont elles ont besoin, surtout dans le cas des denrées alimentaires, si toutefois c’est possible à un coût peu élevé. Dans le cas contraire, l’importation aura sa place. L’économie mondiale doit se développer à plusieurs niveaux (local, national, continental, mondial) en évitant que des marchandises en vrac et des produits agricoles primaires soient envoyés partout dans le monde.
Toutefois, sur le plan politique, nous avons plus que jamais besoin de mécanismes supplémentaires et d’organisations onusiennes plus solides pour l’environnement, le climat et le développement, au lieu de donner les pleins pouvoirs à la Banque Mondiale, au Fond Monétaire International et à l’Organisation Mondiale du Commerce. D’ailleurs, ces institutions perdent déjà du pouvoir en raison des pays émergents tels que la Chine, l’Inde et le Brésil. La carte du pouvoir des pays du Sud se redessine peu à peu.
Chris Simoens
online :
www.neweconomics.org
www.petertomjones.be
www.oikos.be
www.terrareversa.be
DOSSIER
© revolutiondata.com
La crise économique actuelle ne s’est pas invitée seule. Le Sud, dans le même temps, doit encore faire face à une crise alimentaire. Parallèlement, les combustibles fossiles s’épuisent peu à peu. Le changement climatique nécessite des mesures radicales, tandis que la consommation du Nord affecte les ressources de la terre. Tous ces problèmes sont liés indissociables. Un des courants de pensée qui place les solutions dans un contexte global est l’économie écologique. Nous avons eu un entretien avec l’un de ses apôtres, Peter Tom Jones.
Quelles sont les principales caractéristiques de l’économie écologique ?
L’économie écologique part de la réalité biophysique qui établit que la croissance a des limites réelles. L’écosystème de la terre est limité dans les matières premières qu’il peut fournir et dans la capacité d’absorption des déchets comme le CO 2. Une croissance économique mondiale de 5 % implique que l’économie internationale double en 16 ans, quadruple en 30 ans, etc. À long terme, cela ne peut jamais être durable sur le plan écologique. Par ailleurs, l’économie écologique recherche une répartition plus équitable de la marge écologique, ce qui est très important dans le cadre d’un accord climatique international futur, par exemple. Dans l’économie écologique, le marché n’arrive qu’en troisième position. On utilise le marché pour ce qu’il a de bon, mais cela ne va pas plus loin. C’est totalement différent de l’économie néoclassique actuelle, qui continue à chercher la prospérité uniquement dans les mécanismes du marché.
À quoi ressemble le monde idéal de l’économie écologique ?
À long terme, cela doit être un monde qui admet que la croissance a des limites biophysiques : cela s’appelle une économie en état de stabilité. Ceci doit aussi aller de pair avec une réforme du système financier. En effet, le système actuel avec des taux d’intérêt positifs débouche sur une économie qui a besoin d’une croissance minimale pour être stable. On trouve notamment de bonnes idées quant à un nouveau système financier dans le livre "Le futur de l’argent" de Bernard Lietaer. Il s’agit d’un débat indispensable, mais complexe. Toutefois, nous ne devons pas perdre de vue qu’il faut préparer d’urgence la transition à une économie pauvre en carbone. La crise financière actuelle, qui coïncide avec une crise du climat, de l’alimentation, de l’eau et de l’énergie, représente un moment charnière pour enfin faire les bons choix. Heureusement, le monde commence à en prendre conscience. L’idée d’un Green New Deal – un concept de la cellule de réflexion britannique New Economics Foundation – est maintenant propagée par Ban Ki-Moon et Al Gore.
Obama aussi l’a bien compris, ce qui donne un signal vraiment porteur d’espoir. Je considère qu’il s’agit d’un premier pas pragmatique vers l’économie écologique.
Comment envisagez-vous ce monde pauvre en carbone ?
Le logement, la mobilité, l’alimentation et les déplacements sont responsables d’environ 80 % de notre impact environnemental. En ce qui concerne le logement, nous devons mieux concevoir nos maisons en utilisant la technologie des maisons passives. Les bâtiments existants doivent être profondément adaptés aux meilleures techniques de rénovation à notre disposition. En ce qui concerne la mobilité, nous devons aller vers une électrification complète du parc automobile durant les 15 à 20 prochaines années.
D’ailleurs, l’utilisation de voitures électriques entre parfaitement dans le cadre du réseau intelligent (partiellement) décentralisé de l’avenir. Le système centralisé actuel est "stupide" et inefficace, notamment en raison des pertes importantes durant le transport sur le réseau. Et le stockage de l’électricité est très difficile, ce qui entraîne une mauvaise relation entre l’offre et la demande. Dans les réseaux intelligents décentralisés de l’avenir, les batteries des voitures électriques feront fonction de systèmes de stockage qui accumulent et libèrent l’électricité en fonction des besoins. Une autre piste intéressante en matière de mobilité est le développement d’un système flexible de voitures partagées. Évidemment, l’offre de transports en commun et d’infrastructures cyclistes doit être considérablement améliorée. Quant à l’alimentation, nous devons tendre vers une réduction de la consommation de viande et une alimentation plus saisonnière, biologique et locale. En termes de voyages, enfin, le défi consistera à voyager à nouveau plus lentement et moins loin.
Cela demande de sérieux efforts de la population…
C’est la raison pour laquelle il est tellement important d’insister sur le haut degré de qualité de vie des alternatives. Il ne s’agit pas d’utiliser de l’eau froide en hiver, ou de vivre dans une cabane munis de chaussettes en laine de chèvre... Avec la technologie des maisons passives, qui existe déjà, non seulement l’impact environnemental diminue d’environ 75 %, mais le confort de l’habitat connaît une grande amélioration. En ce qui concerne la mobilité, nous devons surtout nous concentrer sur la santé. Il y a un énorme problème de particules fines et d’embouteillages. Le Belge moyen - c’est encore pire en Flandre - perd 13,5 mois de sa vie en raison des particules fines. La mobilité écologique est plus sûre et plus saine. Pour l’alimentation, la santé est aussi un argument pertinent. De nombreux problèmes de santé actuels (maladies cardiovasculaires, obésité, diabète, cancer) sont liés à une consommation excessive de viande. De plus, l’alimentation locale et saisonnière est issue d’un nouveau type d’agriculture, avec un ensemble de tâches plus vaste, notamment le souci du paysage, la biodiversité, voire le stockage de carbone. Le secteur le plus complexe est celui des voyages. Pourtant, il est indispensable de remettre en question ce qui semble aller de soi : les vols intercontinentaux.
La transition vers une économie écologique présente des avantages dits complémentaires. Elle crée par exemple de nouveaux emplois ancrés localement, qui ne sont plus soumis aux distorsions du libre-échange international. La Confédération européenne des syndicats a calculé qu’une réduction des émissions de CO 2 de 40 % dans l’Union Européenne créerait 1,5 % d’emplois de plus qu’un scénario classique. Il faut des métiers de qualité pour des travaux intensifs comme la rénovation des bâtiments existants, l’énergie renouvelable et les nouveaux types de transports en commun. Un deuxième avantage majeur est l’autonomie énergétique. Nous sommes actuellement face à une situation insoutenable. Pour son énergie, la Belgique dépend presque totalement de l’étranger. Les combustibles fossiles (gaz naturel, pétrole) vont devenir plus chers, tandis que l’uranium nécessaire à l’énergie nucléaire provient de pays souvent instables politiquement. Un changement s’impose : une consommation rationnelle de l’énergie, une plus grande efficacité énergétique dans l’industrie, des bâtiments passifs - et ultérieurement actifs -, une utilisation bien plus fréquente des énergies renouvelables, etc. Enfin, les villes deviendront beaucoup plus vivables grâce à un aménagement vert, et avec une mobilité durable et des voitures électriques. A eux seuls, les avantages pour la santé pourront être plus intéressants que les coûts de la mise en oeuvre de ces politiques. En y associant les investissements dans l’emploi et l’autonomie énergétique, on obtient une situation triplement win-win.
Ce qui importera énormément dans tout ceci, c’est que, consciencieusement et loyalement, le gouvernement exerce une fonction d’exemple. Avec ses marchés publics, il possède 20 % du marché ! S’il fait des choix verts cohérents, il peut stimuler les secteurs verts et les faire croître suffisamment pour qu’ils puissent concurrencer les secteurs non verts, qui sont encore privilégiés de facto aujourd’hui, en raison de la non intériorisation des frais externes.
Le concept du cradle to cradle (littéralement "du berceau au berceau") établit que nous pouvons continuer à consommer si les produits sont biodégradables et/ou si les circuits sont fermés. Il n’est donc pas question de réduire la consommation ?
Le cradle to cradle fait partie de la solution, mais sans plus. Les concepteurs continuent à partir de la consommation illimitée. Cependant, une croissance infinie du PNB est incompatible à long terme avec les ressources limitées de la terre. Nous vivons déjà au dessus de ces ressources. Il n’existe aucune argumentation scientifique pour continuer à promouvoir une croissance illimitée. De plus, la croissance ne mène plus au bien-être. Plusieurs études de satisfaction ont montré que dans les pays occidentaux, les revenus supérieurs à partir d’un certain niveau sont totalement indépendants du niveau de bien-être. Il n’y a donc aucun lien direct entre le sentiment de bien-être et le revenu. Actuellement, si l’on souhaite créer un niveau de bien-être supérieur, il faut réparer les tissus sociaux, introduire la sécurité et la sûreté, améliorer la santé et réduire les inégalités internes. De même, il est faux de dire que la croissance du PNB est nécessaire par définition pour créer de l’emploi. À l’heure actuelle, il arrive aussi que la croissance du PNB détruise l’emploi, notamment à cause de l’automatisation. Il est bien plus efficace d’opter pour une économie écologique où l’on taxe moins le travail et plus l’impact environnemental et où l’on investit dans des secteurs de travail intensif. La croissance du PNB serait aussi nécessaire pour lutter contre la pauvreté du Sud ? Encore une fois, des chiffres empiriques prouvent le contraire. Une étude de la New Economics Foundation sur la période de 1990 à 2001 montre qu’il faut 166 dollars de croissance du PNB mondial pour dégager 1 dollar de lutte contre l’extrême pauvreté. Il s’agit d’un rendement de seulement 1 sur 166. Quelle doit alors être la croissance du PNB pour lutter sérieusement contre la pauvreté ? Il nous faut donc d’autres mécanismes directs.
Comment percevez-vous le fossé qui sépare le Nord et le Sud?
C’est précisément le débat sous-jacent à la conférence climatique cruciale de Copenhague, prévue en décembre 2009. Un accord équitable nécessite un transfert technologique et des transferts financiers du Nord vers le Sud. C’est tout ce qu’il y a de plus correct, étant donné la dette historique de carbone du Nord envers le Sud. En raison du principe du "pollueur payeur", le Nord doit fournir des fonds afin que le Sud puisse développer la capacité d’adaptation nécessaire pour lutter contre les conséquences du changement climatique. En outre, un transfert technologique est également nécessaire, même s’il va à l’encontre du système actuel en vigueur des droits de propriété intellectuelle. Il faut donc de l’argent pour payer les entreprises afin qu’elles transfèrent leurs technologies. Les pays en développement doivent pouvoir disposer immédiatement des meilleures technologies et des meilleurs systèmes : urbanisme vert, mobilité durable, systèmes électriques décentralisés, etc. Ce faisant, le Sud ne doit pas commettre les erreurs de l’Occident. L’aide au développement doit réduire le risque d’impact climatique. Nous ne pouvons donc pas investir dans des projets qui seront inutiles dans 10 ans en raison des changements climatiques, mais préparer les sociétés du Sud à ce changement. Il s’agit donc d’une part de réorienter les budgets de développement existants et, d’autre part, d’accorder de nouveaux budgets pour payer l’adaptation et les mesures technologiques. Cela permettra de développer des économies locales qui seront davantage basées sur des blocs commerciaux régionaux, et
qui dépendront moins de l’exportation à bas prix vers l’Occident.
On entend souvent dire : les pays en développement doivent surtout exporter pour pouvoir se développer. Est-ce un mythe ?
C’est un mythe s’il s’agit de produits sans grande plus-value comme les produits de base de la monoculture, l’exploitation forestière et les minéraux non traités. Ainsi, les pays en développement consomment leur propre capital naturel avec de graves conséquences écologiques sur place. Cela produit des revenus à court terme (à très bas prix d’ailleurs), mais ce capital naturel est perdu à long terme. Ce n’est pas comme ça que l’on développe la prospérité économique durable.
Une forme de dé-mondialisation (deglobalisation) économique est donc souhaitable. Cela implique que les économies du Sud réorientent leur croissance, axée sur l’exportation dans le cadre du marché international, vers la production de marchés locaux. La dé-mondialisation est un plaidoyer pragmatique pour une économie mixte, où l’initiative privée côtoiera davantage les entreprises publiques, les coopératives et d’autres formes d’économie sociale. Les régions ou communautés produiront elles-mêmes les marchandises dont elles ont besoin, surtout dans le cas des denrées alimentaires, si toutefois c’est possible à un coût peu élevé. Dans le cas contraire, l’importation aura sa place. L’économie mondiale doit se développer à plusieurs niveaux (local, national, continental, mondial) en évitant que des marchandises en vrac et des produits agricoles primaires soient envoyés partout dans le monde.
Toutefois, sur le plan politique, nous avons plus que jamais besoin de mécanismes supplémentaires et d’organisations onusiennes plus solides pour l’environnement, le climat et le développement, au lieu de donner les pleins pouvoirs à la Banque Mondiale, au Fond Monétaire International et à l’Organisation Mondiale du Commerce. D’ailleurs, ces institutions perdent déjà du pouvoir en raison des pays émergents tels que la Chine, l’Inde et le Brésil. La carte du pouvoir des pays du Sud se redessine peu à peu.
Chris Simoens
online :
www.neweconomics.org
www.petertomjones.be
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27 mars 2009
Serge Devetter, producteur d'électricité verte sur le Hoyoux

Rencontre de printemps, comme annoncé sur mon site de l'Arc en ciel :
Serge Devetter
DEUX TURBINES CITOYENNES SUR LE HOYOUX
À l’initiative de la commune de Marchin, deux particuliers réhabilitent des sites de production hydroélectrique sur la rivière le Hoyoux. Un bel exemple de démarche citoyenne, alliant développement durable et préservation du patrimoine.
Serge est régisseur au centre Culturel de Huy, Xavier chimiste chez UCB. Rien dans leurs parcours ne les rapprocheraient s’ils ne connaissaient tous deux les bords de le Hoyoux et son histoire hydraulique. Cette rivière, la plus pentue du pays, a longtemps été exploitée pour sa force motrice, des traces d’activité remontant jusqu’au 16e siècle. Un patrimoine que la commune de Marchin entendait remettre au goût du jour. Après étude, la commune a ainsi identifié une dizaine de sites hydroélectriques potentiellement réaménageables dont elle a sensibilisé les propriétaires, au rang desquels Serge et les beaux-parents de Xavier.
Serge Devetter a acheté en 1980 une maison à Régissa (Marchin) au bord du Hoyoux.
Il caressait depuis longtemps l'idée d'utiliser d'une manière ou d'une autre l'énergie hydraulique que le Hoyoux mettait à sa disposition. Petit à petit, le projet a pris corps et il a finalement installé une turbine électrique qui est en service depuis le mois de novembre 2008.

À 58 ans, Serge Devetter se lance ainsi dans l’aventure hydroélectrique. Avec l’appui de la commune, il crée la sprl Wall d’Or et installe en 18 mois une turbine Kaplan de 75 kW sur sa chute d’eau de 4m. Elle produit depuis novembre ses premiers électrons et devrait fournir près de 350 MWh/an, soit l’équivalent de la consommation d’une centaine de ménages.

Toni Chiaradia, correspondant hutois pour la télé locale RTC-Liège, a suivi pas à pas ce projet enthousiasmant et il a filmé les étapes successives de sa mise en oeuvre. Ce reportage est parfois projeté en public, en présence de Serge Devetter, propriétaire de la turbine.
Voir ci-dessous quelques photos de ce reportage.
À quelques kilomètres de là, Xavier Ikonomakos s’est lui aussi lancé dans l’aventure. La chute jouxtant le terrain de ses beaux-parents étant plus faible (3,2 m), il a opté pour une Kaplan de 45 KW qui tourne depuis le mois de juin et devrait produire quelque 217 MWh/an.
Les deux projets (respectivement 285.000 EUR et 240.000 EUR) qui seront rentabilisés en 10 ans ont été financés par la Banque Triodos. À hauteur de 90% pour Serge et de 140.000 EUR complété par une avance en compte de 40.000 EUR pour Xavier. Voilà une belle coopération entre l’initiative publique et privée. Selon la commune, d’autres projets citoyens sur le Hoyoux devraient suivre, dont le plus avancé est le barrage de l’usine TDM d’Arcelor- Mittal où le financement devrait être assuré avec les salariés de l’usine.
Plus d'information sur les visites du site : www.simm48.be/CRH




Nos enfants nous accuseront (dans 6 salles à Bruxelles et en Wallonie)

L’espoir avec l’exemple de la commune de Barjac
Le maire de Barjac a eu le déclic il y a quelques mois et une volonté de fer pour un objectif simple : servir aux enfants de l’école et aux personnes âgées de la commune de la nourriture 100% bio. Les enfants acceptent très vite de manger de la salade et des carottes râpées et d’abandonner les “cordons bleus” (ils font d’ailleurs la grimace quand le cuisinier de l’école leur explique la composition !).
La pédagogie ne se fait pas seulement à l’heure du déjeuner. Les enfants ont à disposition dans la cour de récré un potager où ils font pousser des salades et des fraises qu’ils dégustent avec gourmandise à peine cueillies (et oui, pas de pesticides = pas besoin de les laver !)
Peu à peu, le bio entre aussi dans les familles grâce aux enfants. Des rencontres sont organisées à l’école avec les parents, parfois sceptiques, parfois conquis. Une maman explique qu’elle ne paie pas plus cher ses courses au magasin bio du village “J’achète l’essentiel, je suis moins tentée qu’au supermarché, je m’y retrouve financièrement”.
Lire la suite : http://nos-enfants-nous-accuseront.blogspot.com/
Voir la bande annonce du film : http://nos-enfants-nous-accuseront.blogspot.com/
Nos enfants nous accuseront (dans 6 salles à Bruxelles et en Wallonie)

L’espoir avec l’exemple de la commune de Barjac
Le maire de Barjac a eu le déclic il y a quelques mois et une volonté de fer pour un objectif simple : servir aux enfants de l’école et aux personnes âgées de la commune de la nourriture 100% bio. Les enfants acceptent très vite de manger de la salade et des carottes râpées et d’abandonner les “cordons bleus” (ils font d’ailleurs la grimace quand le cuisinier de l’école leur explique la composition !).
La pédagogie ne se fait pas seulement à l’heure du déjeuner. Les enfants ont à disposition dans la cour de récré un potager où ils font pousser des salades et des fraises qu’ils dégustent avec gourmandise à peine cueillies (et oui, pas de pesticides = pas besoin de les laver !)
Peu à peu, le bio entre aussi dans les familles grâce aux enfants. Des rencontres sont organisées à l’école avec les parents, parfois sceptiques, parfois conquis. Une maman explique qu’elle ne paie pas plus cher ses courses au magasin bio du village “J’achète l’essentiel, je suis moins tentée qu’au supermarché, je m’y retrouve financièrement”.
Lire la suite : http://nos-enfants-nous-accuseront.blogspot.com/
Voir la bande annonce du film : http://nos-enfants-nous-accuseront.blogspot.com/
26 mars 2009
L'exposition TERRE COMMUNE à Amay

Rencontre de printemps, comme annoncé sur le site de l'Arc en ciel :
Agnès Henrard,
une des animatrices de l’atelier "plume et pinceau" à la Maison de la poésie d’Amay (8 Place des Cloîtres 4540 Amay), rencontrée lors de l’inauguration de l’exposition “Terre commune”.
A voir, cette belle exposition d’oeuvres (textes - peintures - gravures - sculptures…) d’artistes plasticiens contemporains et de participants d’ateliers C.E.C. plume & pinceau : un mélange riche, varié, tonique.
Cela se passe dans un lieu qui mérite la visite, depuis la découverte, à l’étage, derrière un mur qui le cachait, d’un vieux théâtre qui date de plus de 200 ans, astucieusement investi par les oeuvres exposées.
Le travail d'animation d'ateliers écriture et arts plastique avec des groupes de toute origine sociale est remarquable. Bientôt, vous verrez ici quelques photos de quelques unes de ces oeuvres collectives très belles, très parlantes et très émouvantes.
L'exposition est visible jusqu’au 24 avril. (mardi et mercredi: de 14 à 16 h. - jeudi de 14 à 20 h., en présence de certains artistes - samedis 28 mars, 4 et 8 avril, de 14 à 18 h.)
A découvrir : le projet Terre commune” : http://www.maisondelapoesie.com/index.php?page=le-cec-plume-et-pinceau
Artistes : (artistes plasticiens contemporains et artistes en chemin : Luc vaiser, Pascale Rouffard, Mezula Aydogan, Carine Petit, Paul Mahoux, Sylvie Canonne, Christiane Brissa, Jean-Jacques Symul, chantal Dejace, Dani Tambour, Gwen Devos, Jean-Marc Fauconnier, Joëlle Poupier, Cécile Vandresse, Nathalie Doyen, Virginie Pierre, Jacqueline Colmant, Michel Leonardi, Didier Bourguignon, Michael Kravagna, Suzanne Pave, Ellen Gieles, Frans Daels, Helena Kerstenne, Alex Christiaens, Thomas Chable, Elisabeth Thise, Anne Brogniet, Marie-Madeleine Seba, Marie-Louise Andreux, Michel Cliquet, Géry Chenot, Benjamin Rondia).
20 mars 2009
Nous y sommes
PAR FRED VARGAS
Nous y sommes
Nous y voilà, nous y sommes.
Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l’incurie de l’humanité, nous y sommes.
Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l’homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu’elle lui fait mal.
Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d’insouciance. Nous avons chanté, dansé.
Quand je dis « nous », entendons un quart de l’humanité tandis que le reste était à la peine.
Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l’eau, nos fumées dans l’air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu’on s’est bien amusés.
On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l’atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.
Franchement on s’est marrés. Franchement on a bien profité.
Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu’il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.
Certes.
Mais nous y sommes.
À la Troisième Révolution.
Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu’on ne l’a pas choisie.
« On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.
Oui.
On n’a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis.
C’est la mère Nature qui l’a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies.
La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets.
De pétrole, de gaz, d’uranium, d’air, d’eau.
Son ultimatum est clair et sans pitié :
Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l’exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d’ailleurs peu portées sur la danse).
Sauvez-moi, ou crevez avec moi.
Évidemment, dit comme ça, on comprend qu’on n’a pas le choix, on s’exécute illico et, même, si on a le temps, on s’excuse, affolés et honteux.
D’aucuns, un brin rêveurs, tentent d’obtenir un délai, de s’amuser encore avec la croissance.
Peine perdue.
Il y a du boulot, plus que l’humanité n’en eut jamais.
Nettoyer le ciel, laver l’eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l’avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, « attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille » récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n’en a plus, on a tout pris dans les mines, on s’est quand même bien marrés).
S’efforcer.
Réfléchir, même.
Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, « être solidaire ».
Avec le voisin, avec l’Europe, avec le monde.
Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.
Pas d’échappatoire, allons-y.
Encore qu’il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l’ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante.
Qui n’empêche en rien de danser le soir venu, ce n’est pas incompatible. A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie, une autre des grandes spécialités de l’homme, sa plus aboutie peut-être.
A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.
A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.
Fred Vargas
Archéologue et écrivain
Nous y sommes
Nous y voilà, nous y sommes.
Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l’incurie de l’humanité, nous y sommes.
Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l’homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu’elle lui fait mal.
Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d’insouciance. Nous avons chanté, dansé.
Quand je dis « nous », entendons un quart de l’humanité tandis que le reste était à la peine.
Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l’eau, nos fumées dans l’air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu’on s’est bien amusés.
On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l’atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.
Franchement on s’est marrés. Franchement on a bien profité.
Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu’il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.
Certes.
Mais nous y sommes.
À la Troisième Révolution.
Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu’on ne l’a pas choisie.
« On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.
Oui.
On n’a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis.
C’est la mère Nature qui l’a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies.
La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets.
De pétrole, de gaz, d’uranium, d’air, d’eau.
Son ultimatum est clair et sans pitié :
Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l’exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d’ailleurs peu portées sur la danse).
Sauvez-moi, ou crevez avec moi.
Évidemment, dit comme ça, on comprend qu’on n’a pas le choix, on s’exécute illico et, même, si on a le temps, on s’excuse, affolés et honteux.
D’aucuns, un brin rêveurs, tentent d’obtenir un délai, de s’amuser encore avec la croissance.
Peine perdue.
Il y a du boulot, plus que l’humanité n’en eut jamais.
Nettoyer le ciel, laver l’eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l’avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, « attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille » récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n’en a plus, on a tout pris dans les mines, on s’est quand même bien marrés).
S’efforcer.
Réfléchir, même.
Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, « être solidaire ».
Avec le voisin, avec l’Europe, avec le monde.
Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.
Pas d’échappatoire, allons-y.
Encore qu’il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l’ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante.
Qui n’empêche en rien de danser le soir venu, ce n’est pas incompatible. A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie, une autre des grandes spécialités de l’homme, sa plus aboutie peut-être.
A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.
A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.
Fred Vargas
Archéologue et écrivain
09 mars 2009
Vous avez dit "énergie verte" ?
Energie 2030 est maintenant agréée comme fournisseur d'énergie électrique par la Région wallonne. Elle est classée à la toute première place parmi les fournisseurs d’électricité verte en Wallonie (voir l'adresse url du site de Greenpeace : www.youvegotthepower.be)
Ne vous laissez pas berner par la pub trompeuse d'Electrabel, l'électricité dite "verte" qu'elle fournit contient 1,7 % d'énergie de source renouvelable. Voir le clip
http://www.youvegotthepower.be/fr/index.php et diffusez-le au maximum autour de vous. Vous contribuez ainsi à une vraie alternative :
"Be part of the solution
Afin d'éviter des changements climatiques de grande ampleur et de limiter l'augmentation globale des températures, de très nombreux experts du climat préconisent de réduire les émissions de gaz à effet de serre des pays industrialisés d'au moins 80 à 95% d'ici à 2050."
Pour relever ce défi, Greenpeace a développé un scénario de "[R]évolution énergétique" qui insiste sur la nécessité d'opter pour des modes de production et de consommation énergétiques plus durables.
ENERGIE 2030 veut contribuer à une Wallonie cent pour cent renouvelable.
Voici le message de la coopérative :
"Nous ne nous contentons pas d’objectifs vagues et lointains : nous voulons atteindre cet objectif bien avant 2030.
Vous trouverez en annexe notre offre de prix actuelle. Si vous êtes intéressé, veuillez renvoyer un mail à nico.halmes@energie2030.com en précisant les données suivantes :
• de quel type de compteur vous disposez;
• quelle est votre consommation annuelle (en différenciant les types de compteur)
• dans quelle commune habitez-vous (ou qui est votre gestionnaire de réseau)
Nous serons alors en mesure de vous envoyer un calcul précis du prix que nous pouvons vous assurer ainsi qu’un contrat.
Nous pourrons garantir ces prix à condition que vous nous retourniez le contrat au plus tard pour le 27 mars 2009.
Mes salutations distinguées,
Nico Halmes
ENERGIE 2030 Agence s.a.
- le fournisseur d'électricité pour le consommateur attentif -
Tel: 0 9030 2030
nico.halmes@energie2030.com
Pour voir la pièce jointe qui vous indique les tarifs actuels d'Energie 2030 pour l'éléctricité, faites un saut sur le site de l'Arc en ciel.
Ne vous laissez pas berner par la pub trompeuse d'Electrabel, l'électricité dite "verte" qu'elle fournit contient 1,7 % d'énergie de source renouvelable. Voir le clip
http://www.youvegotthepower.be/fr/index.php et diffusez-le au maximum autour de vous. Vous contribuez ainsi à une vraie alternative :
"Be part of the solution
Afin d'éviter des changements climatiques de grande ampleur et de limiter l'augmentation globale des températures, de très nombreux experts du climat préconisent de réduire les émissions de gaz à effet de serre des pays industrialisés d'au moins 80 à 95% d'ici à 2050."
Pour relever ce défi, Greenpeace a développé un scénario de "[R]évolution énergétique" qui insiste sur la nécessité d'opter pour des modes de production et de consommation énergétiques plus durables.
ENERGIE 2030 veut contribuer à une Wallonie cent pour cent renouvelable.
Voici le message de la coopérative :
"Nous ne nous contentons pas d’objectifs vagues et lointains : nous voulons atteindre cet objectif bien avant 2030.
Vous trouverez en annexe notre offre de prix actuelle. Si vous êtes intéressé, veuillez renvoyer un mail à nico.halmes@energie2030.com en précisant les données suivantes :
• de quel type de compteur vous disposez;
• quelle est votre consommation annuelle (en différenciant les types de compteur)
• dans quelle commune habitez-vous (ou qui est votre gestionnaire de réseau)
Nous serons alors en mesure de vous envoyer un calcul précis du prix que nous pouvons vous assurer ainsi qu’un contrat.
Nous pourrons garantir ces prix à condition que vous nous retourniez le contrat au plus tard pour le 27 mars 2009.
Mes salutations distinguées,
Nico Halmes
ENERGIE 2030 Agence s.a.
- le fournisseur d'électricité pour le consommateur attentif -
Tel: 0 9030 2030
nico.halmes@energie2030.com
Pour voir la pièce jointe qui vous indique les tarifs actuels d'Energie 2030 pour l'éléctricité, faites un saut sur le site de l'Arc en ciel.
05 mars 2009
09 février 2009
Un symposium "Réveiller le Rêveur, Changer le Rêve" à Namur
Samedi 9 mai 2009,
à l'Université de Paix, Namur
4, bvd du Nord
à l'Université de Paix, Namur
4, bvd du Nord
de 9h. 30 à 18h. 30
(accueil dès 9 heures)
(accueil dès 9 heures)
Nous sommes entrés dans un état de crise durable et planétaire. Les média
s nous le rappellent tous les jours. Quelle soit écologique, économique, financière, alimentaire... la crise se décline de multiples façons et nous fait vire sans aucun doute une période de l'histoire sans précédents.Le Symposium « Réveiller le Rêveur, Changer le Rêve » explore notre vision du monde et la façon dont nous pouvons individuellement et collectivement nous mettre en action pour l'avènement d'un monde plus viable et plus équitable pour nous et les générations futures. Il propose une manière différente d'appréhender la situation.
Changer le rêve du monde moderne signifie transformer nos désirs du “toujours plus, toujours plus vite” et les perceptions erronées de notre société occidentale. Changer de vision, c'est aussi rapprocher deux manières de voir : la capacité technologique du monde moderne et la sagesse des peuples premiers.
Ensemble, nous explorerons les trois enjeux fondamentaux auxquels l'humanité doit faire face : l'équilibre écologique, la justice sociale et l’épanouissement spirituel. Informations chiffrées, courts-métrages, témoignages vidéo d'éminents penseurs et interactions dynamiques en groupes mèneront à une réflexion profonde et constructive pour permettre aux consommateurs que nous sommes de changer de regard sur nous-même et sur le monde...
Renseignements pratiques :
• Lieu : Université de Paix, Boulevard du Nord, Namur (081 55 41 40)
• Horaire : 9h.30 à 18h.30 (accueil à partir de 9h.)
• Participation aux frais : 20 € (15 € pour les moins de 26 ans)
• Apporter un pique-nique (à partager éventuellement). Boissons sur place.
• Inscriptions par téléphone ou fax au +32 85 21 67 06 ou par courriel (michel.simonis@teledisnet.be) et en versant 20 € (ou 15 €) au compte Triodos 523-0454725-64 de M. SIMONIS - L'ARC EN CIEL, 4500 HUY.
Un symposium "Réveiller le Rêveur, Changer le Rêve" à Namur
Samedi 9 mai 2009,
à l'Université de Paix, Namur
4, bvd du Nord
à l'Université de Paix, Namur
4, bvd du Nord
de 9h. 30 à 18h. 30
(accueil dès 9 heures)
(accueil dès 9 heures)
Nous sommes entrés dans un état de crise durable et planétaire. Les média
s nous le rappellent tous les jours. Quelle soit écologique, économique, financière, alimentaire... la crise se décline de multiples façons et nous fait vire sans aucun doute une période de l'histoire sans précédents.Le Symposium « Réveiller le Rêveur, Changer le Rêve » explore notre vision du monde et la façon dont nous pouvons individuellement et collectivement nous mettre en action pour l'avènement d'un monde plus viable et plus équitable pour nous et les générations futures. Il propose une manière différente d'appréhender la situation.
Changer le rêve du monde moderne signifie transformer nos désirs du “toujours plus, toujours plus vite” et les perceptions erronées de notre société occidentale. Changer de vision, c'est aussi rapprocher deux manières de voir : la capacité technologique du monde moderne et la sagesse des peuples premiers.
Ensemble, nous explorerons les trois enjeux fondamentaux auxquels l'humanité doit faire face : l'équilibre écologique, la justice sociale et l’épanouissement spirituel. Informations chiffrées, courts-métrages, témoignages vidéo d'éminents penseurs et interactions dynamiques en groupes mèneront à une réflexion profonde et constructive pour permettre aux consommateurs que nous sommes de changer de regard sur nous-même et sur le monde...
Renseignements pratiques :
• Lieu : Université de Paix, Boulevard du Nord, Namur (081 55 41 40)
• Horaire : 9h.30 à 18h.30 (accueil à partir de 9h.)
• Participation aux frais : 20 € (15 € pour les moins de 26 ans)
• Apporter un pique-nique (à partager éventuellement). Boissons sur place.
• Inscriptions par téléphone ou fax au +32 85 21 67 06 ou par courriel (michel.simonis@teledisnet.be) et en versant 20 € (ou 15 €) au compte Triodos 523-0454725-64 de M. SIMONIS - L'ARC EN CIEL, 4500 HUY.
L’Argent Dette de Paul Grignon
Prenez 50 minutes pour voir et entendre cette vidéo. Elle en vaut largement la peine.
Introduction au film :
La dette des gouvernements, des entreprises et des ménages a atteint des proportions astronomiques et enfle de plus en plus démesurément de jour en jour.
D’où vient tout cet argent ?
Comment peut-il y avoir TANT d’argent à prêter ?
La réponse est... qu’il n’y en a pas.
De nos jours, L’ARGENT S’EST FAIT DETTE.
S’il n’y avait PAS DE DETTE Il n’y aurait PAS D’ARGENT
Si tout ceci vous laisse perplexe, rassurez-vous, vous n’êtes pas le seul ou la seule.
Très peu de gens comprennent ce système, même si nous sommes tous touchés.
Ce long métrage d’animation, dynamique et divertissant, de l’artiste et vidéographe Paul Grignon, explique les effets magiques mais pervers du SYSTEME ACTUEL D’ARGENT-DETTE dans des termes compréhensibles pour tous. Nous vous présentons cette oeuvre de Paul Grignon pour la première fois disponible avec une bande son française et textes en français !
Plutôt que de télécharger la vidéo sur ce blog, je préfère vous indiquer le lien pour aller chercher la vidéo à la source :
http://vimeo.com/1711304?pg=embed&sec=1711304
Introduction au film :
La dette des gouvernements, des entreprises et des ménages a atteint des proportions astronomiques et enfle de plus en plus démesurément de jour en jour.
D’où vient tout cet argent ?
Comment peut-il y avoir TANT d’argent à prêter ?
La réponse est... qu’il n’y en a pas.
De nos jours, L’ARGENT S’EST FAIT DETTE.
S’il n’y avait PAS DE DETTE Il n’y aurait PAS D’ARGENT
Si tout ceci vous laisse perplexe, rassurez-vous, vous n’êtes pas le seul ou la seule.
Très peu de gens comprennent ce système, même si nous sommes tous touchés.
Ce long métrage d’animation, dynamique et divertissant, de l’artiste et vidéographe Paul Grignon, explique les effets magiques mais pervers du SYSTEME ACTUEL D’ARGENT-DETTE dans des termes compréhensibles pour tous. Nous vous présentons cette oeuvre de Paul Grignon pour la première fois disponible avec une bande son française et textes en français !
Plutôt que de télécharger la vidéo sur ce blog, je préfère vous indiquer le lien pour aller chercher la vidéo à la source :
http://vimeo.com/1711304?pg=embed&sec=1711304
L’Argent Dette de Paul Grignon
Prenez 50 minutes pour voir et entendre cette vidéo. Elle en vaut largement la peine.
Introduction au film :
La dette des gouvernements, des entreprises et des ménages a atteint des proportions astronomiques et enfle de plus en plus démesurément de jour en jour.
D’où vient tout cet argent ?
Comment peut-il y avoir TANT d’argent à prêter ?
La réponse est... qu’il n’y en a pas.
De nos jours, L’ARGENT S’EST FAIT DETTE.
S’il n’y avait PAS DE DETTE Il n’y aurait PAS D’ARGENT
Si tout ceci vous laisse perplexe, rassurez-vous, vous n’êtes pas le seul ou la seule.
Très peu de gens comprennent ce système, même si nous sommes tous touchés.
Ce long métrage d’animation, dynamique et divertissant, de l’artiste et vidéographe Paul Grignon, explique les effets magiques mais pervers du SYSTEME ACTUEL D’ARGENT-DETTE dans des termes compréhensibles pour tous. Nous vous présentons cette oeuvre de Paul Grignon pour la première fois disponible avec une bande son française et textes en français !
Plutôt que de télécharger la vidéo sur ce blog, je préfère vous indiquer le lien pour aller chercher la vidéo à la source :
http://vimeo.com/1711304?pg=embed&sec=1711304
Introduction au film :
La dette des gouvernements, des entreprises et des ménages a atteint des proportions astronomiques et enfle de plus en plus démesurément de jour en jour.
D’où vient tout cet argent ?
Comment peut-il y avoir TANT d’argent à prêter ?
La réponse est... qu’il n’y en a pas.
De nos jours, L’ARGENT S’EST FAIT DETTE.
S’il n’y avait PAS DE DETTE Il n’y aurait PAS D’ARGENT
Si tout ceci vous laisse perplexe, rassurez-vous, vous n’êtes pas le seul ou la seule.
Très peu de gens comprennent ce système, même si nous sommes tous touchés.
Ce long métrage d’animation, dynamique et divertissant, de l’artiste et vidéographe Paul Grignon, explique les effets magiques mais pervers du SYSTEME ACTUEL D’ARGENT-DETTE dans des termes compréhensibles pour tous. Nous vous présentons cette oeuvre de Paul Grignon pour la première fois disponible avec une bande son française et textes en français !
Plutôt que de télécharger la vidéo sur ce blog, je préfère vous indiquer le lien pour aller chercher la vidéo à la source :
http://vimeo.com/1711304?pg=embed&sec=1711304
05 février 2009
TERRE DU CIEL ACCUEILLE LE SYMPOSIUM
RÉVEILLER LE RÊVEUR, CHANGER LE RÊVE
LE MARDI 10 MARS 2009 AU DOMAINE DE CHARDENOUX (71500 BRUAILLES)
En prélude à la formation à l’animation d’un symposium Pachamama.
Animé par une équipe française de Pachamama coordonnée par Antoine Girelli.
Ouvert à tous, et notamment aux personnes désireuses de suivre la formation qui suivra ce symposium.
Le message des Indiens d’Amérique latine est clair : l’acte le plus puissant que nous puissions poser pour sauver la planète est de « changer le rêve du Nord ». Le rêve du Nord ?
Permettre aux rêveurs que nous sommes de changer de regard sur nous, sur le monde… « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde », disait Gandhi.
Changer de vision, c’est aussi rapprocher deux manières de voir : la capacité technologique du monde moderne et la sagesse des peuples premiers.
Ce symposium, développé par l’organisation « The Pachamama Alliance », explorera les trois enjeux fondamentaux auxquels l’humanité doit faire face : l’équilibre écologique, la justice sociale et l’épanouissement spirituel.
Participation par personne :
Participation aux frais : 40 € (incluant frais polycop)
+ pension complète - avec pause matin et après midi - du lundi 17 h au mardi 17 h. : Chambre à 3 ou 4 : 50 € - Chambre à 2 : 65 € - Chambre individuelle : 80 €
Arrivée : lundi 9 mars à partir de 18 h (Merci d’arriver avant le repas à 20 h)
fin du symposium : mardi 10 mars à 17 h.
Terre du Ciel - +33(0)3 85 60 40 33 - infos@terre-du-ciel.fr - http://www.terre-du-ciel.fr
La participation à ce symposium, ou à un précédent symposium, vous permet d’accéder à la Formation à l’animation d’un symposium, qui suivra juste après cette journée - du mardi 10 (18 h) au dimanche 15 mars (17 h)
Pour s’inscrire voir bulletin d’inscription, p. 4.
LE MARDI 10 MARS 2009 AU DOMAINE DE CHARDENOUX (71500 BRUAILLES)
En prélude à la formation à l’animation d’un symposium Pachamama.
Animé par une équipe française de Pachamama coordonnée par Antoine Girelli.
Ouvert à tous, et notamment aux personnes désireuses de suivre la formation qui suivra ce symposium.
Le message des Indiens d’Amérique latine est clair : l’acte le plus puissant que nous puissions poser pour sauver la planète est de « changer le rêve du Nord ». Le rêve du Nord ?
Permettre aux rêveurs que nous sommes de changer de regard sur nous, sur le monde… « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde », disait Gandhi.
Changer de vision, c’est aussi rapprocher deux manières de voir : la capacité technologique du monde moderne et la sagesse des peuples premiers.
Ce symposium, développé par l’organisation « The Pachamama Alliance », explorera les trois enjeux fondamentaux auxquels l’humanité doit faire face : l’équilibre écologique, la justice sociale et l’épanouissement spirituel.
Participation par personne :
Participation aux frais : 40 € (incluant frais polycop)
+ pension complète - avec pause matin et après midi - du lundi 17 h au mardi 17 h. : Chambre à 3 ou 4 : 50 € - Chambre à 2 : 65 € - Chambre individuelle : 80 €
Arrivée : lundi 9 mars à partir de 18 h (Merci d’arriver avant le repas à 20 h)
fin du symposium : mardi 10 mars à 17 h.
Terre du Ciel - +33(0)3 85 60 40 33 - infos@terre-du-ciel.fr - http://www.terre-du-ciel.fr
La participation à ce symposium, ou à un précédent symposium, vous permet d’accéder à la Formation à l’animation d’un symposium, qui suivra juste après cette journée - du mardi 10 (18 h) au dimanche 15 mars (17 h)
Pour s’inscrire voir bulletin d’inscription, p. 4.
TERRE DU CIEL ACCUEILLE LE SYMPOSIUM
RÉVEILLER LE RÊVEUR, CHANGER LE RÊVE
LE MARDI 10 MARS 2009 AU DOMAINE DE CHARDENOUX (71500 BRUAILLES)
En prélude à la formation à l’animation d’un symposium Pachamama.
Animé par une équipe française de Pachamama coordonnée par Antoine Girelli.
Ouvert à tous, et notamment aux personnes désireuses de suivre la formation qui suivra ce symposium.
Le message des Indiens d’Amérique latine est clair : l’acte le plus puissant que nous puissions poser pour sauver la planète est de « changer le rêve du Nord ». Le rêve du Nord ?
Permettre aux rêveurs que nous sommes de changer de regard sur nous, sur le monde… « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde », disait Gandhi.
Changer de vision, c’est aussi rapprocher deux manières de voir : la capacité technologique du monde moderne et la sagesse des peuples premiers.
Ce symposium, développé par l’organisation « The Pachamama Alliance », explorera les trois enjeux fondamentaux auxquels l’humanité doit faire face : l’équilibre écologique, la justice sociale et l’épanouissement spirituel.
Participation par personne :
Participation aux frais : 40 € (incluant frais polycop)
+ pension complète - avec pause matin et après midi - du lundi 17 h au mardi 17 h. : Chambre à 3 ou 4 : 50 € - Chambre à 2 : 65 € - Chambre individuelle : 80 €
Arrivée : lundi 9 mars à partir de 18 h (Merci d’arriver avant le repas à 20 h)
fin du symposium : mardi 10 mars à 17 h.
Terre du Ciel - +33(0)3 85 60 40 33 - infos@terre-du-ciel.fr - http://www.terre-du-ciel.fr
La participation à ce symposium, ou à un précédent symposium, vous permet d’accéder à la Formation à l’animation d’un symposium, qui suivra juste après cette journée - du mardi 10 (18 h) au dimanche 15 mars (17 h)
Pour s’inscrire voir bulletin d’inscription, p. 4.
LE MARDI 10 MARS 2009 AU DOMAINE DE CHARDENOUX (71500 BRUAILLES)
En prélude à la formation à l’animation d’un symposium Pachamama.
Animé par une équipe française de Pachamama coordonnée par Antoine Girelli.
Ouvert à tous, et notamment aux personnes désireuses de suivre la formation qui suivra ce symposium.
Le message des Indiens d’Amérique latine est clair : l’acte le plus puissant que nous puissions poser pour sauver la planète est de « changer le rêve du Nord ». Le rêve du Nord ?
Permettre aux rêveurs que nous sommes de changer de regard sur nous, sur le monde… « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde », disait Gandhi.
Changer de vision, c’est aussi rapprocher deux manières de voir : la capacité technologique du monde moderne et la sagesse des peuples premiers.
Ce symposium, développé par l’organisation « The Pachamama Alliance », explorera les trois enjeux fondamentaux auxquels l’humanité doit faire face : l’équilibre écologique, la justice sociale et l’épanouissement spirituel.
Participation par personne :
Participation aux frais : 40 € (incluant frais polycop)
+ pension complète - avec pause matin et après midi - du lundi 17 h au mardi 17 h. : Chambre à 3 ou 4 : 50 € - Chambre à 2 : 65 € - Chambre individuelle : 80 €
Arrivée : lundi 9 mars à partir de 18 h (Merci d’arriver avant le repas à 20 h)
fin du symposium : mardi 10 mars à 17 h.
Terre du Ciel - +33(0)3 85 60 40 33 - infos@terre-du-ciel.fr - http://www.terre-du-ciel.fr
La participation à ce symposium, ou à un précédent symposium, vous permet d’accéder à la Formation à l’animation d’un symposium, qui suivra juste après cette journée - du mardi 10 (18 h) au dimanche 15 mars (17 h)
Pour s’inscrire voir bulletin d’inscription, p. 4.
04 février 2009
Formation à l’animation du Symposium PACHAMAMA

Cette formation s’adresse à ceux qui ont été marqués par l’esprit du Symposium, celui de contribuer, avec d’autres, à amener sur la planète une présence humaine qui soit, à la fois, écologiquement viable, spirituellement épanouissante et socialement juste, et qui désirent participer à sa diffusion dans le monde, particulièrement en Europe. Utilisant un format, résidentiel et non-résidentiel, elle cherche à approfondir ce message dans notre vie, dans notre corps, dans nos interactions entre nous et avec la nature, pour que nous devenions davantage les modèles de ce que nous proposons dans le symposium : changer le rêve, redécouvrir la voie du condor volant dans le même ciel que l’aigle et s’ouvrir à de nouvelles possibilités dans le contexte de communautés d’action.
La Formation et mise en oeuvre sont divisés en trois parties : l’être, la connaissance et l’action (Being, Knowing, Doing). Cet ordre est volontairement l’inverse de l’ordre culturel courant qui propose la connaissance d’abord, le faire ensuite et enfin l’être, le repos.
La première partie ne peut pas être mise en mots car d’une manière expérientielle, elle invite chacun à se révéler dans sa vérité et sa simplicité au milieu d’un groupe ou la présence relationnelle est encouragée. Ainsi, elle soude les participants profondément, d’une manière inexplicable logiquement, ce qui permet ensuite un travail d’équipe solidaire et bien nécessaire.
La seconde partie cherche par de multiples façons, à imprégner chacun de la profondeur et de l’enchaînement des messages dans le symposium pour que vivre et parler de l’essence du symposium deviennent un jeu cosmique et ludique et non plus une tâche intimidante.
La troisième partie présente tous les points pratiques : organiser une équipe de travail, un symposium, présenter devant une audience, gérer l’équipement audiovisuel, s’intégrer dans une structure organisationnelle où la maitrise de chacun et son autorité propre trouvent leur place.
Le lieu de rencontre résidentiel de Terre du Ciel à Chardenoux est exceptionnel par son accès à la nature : bois, étang, animaux et surtout par l’accueil chaleureux de l’équipe de Terre du Ciel. Cette formation s’adresse non seulement à ceux qui désirent animer les symposiums, mais aussi à ceux qui se sentent appelés à les organiser, à s’occuper de la technique audiovisuelle et Internet, et aussi à ceux qui rêvent de créer d’autres manifestations de cette initiative. En nous rejoignant, vous devenez membre d’une large famille mondiale de près de mille facilitateurs.
Cette formation s’adresse non seulement à ceux qui désirent animer les symposiums, mais aussi à ceux qui se sentent appelés à les organiser, à s’occuper de la technique audiovisuelle et Internet, et aussi à ceux qui rêvent de créer d’autres manifestations de cette initiative. En nous rejoignant, vous devenez membre d’une large famille mondiale de près de mille facilitateurs. Un premier groupe, l’automne dernier, a profondément ressenti la profondeur de cette formation, et est prêt à partager son vécu.
Pour les contacter, vous pouvez joindre Gertrude Croe (gercro73 at gmail.com)
ou Javier Paniagua (josejavierpaniagua at rocketmail.com),
ou Claire de Crayencour (Claire at tetra-asbl.be ou +322 771 3778).
Nous sommes disponibles pour répondre à vos questions à noelleponcelet at comcast. net ou claudeponcelet at comcast.net.
Noëlle Poncelet
Participation par personne :
Participation à la Formation : 250 €
(sont inclus tous les frais de matériels, polycops, et autres...)
+ pension complète (avec pause matin et après-midi)
du mardi 18 h au dimanche 17 h - au château : Chambre de 3 à 5 : 235 € - Chambre à 2 : 260 € - Chambre individuelle : 320 €.
Pour s’inscrire
voir bulletin d’inscription page 4.
Formation à l’animation du Symposium PACHAMAMA

Cette formation s’adresse à ceux qui ont été marqués par l’esprit du Symposium, celui de contribuer, avec d’autres, à amener sur la planète une présence humaine qui soit, à la fois, écologiquement viable, spirituellement épanouissante et socialement juste, et qui désirent participer à sa diffusion dans le monde, particulièrement en Europe. Utilisant un format, résidentiel et non-résidentiel, elle cherche à approfondir ce message dans notre vie, dans notre corps, dans nos interactions entre nous et avec la nature, pour que nous devenions davantage les modèles de ce que nous proposons dans le symposium : changer le rêve, redécouvrir la voie du condor volant dans le même ciel que l’aigle et s’ouvrir à de nouvelles possibilités dans le contexte de communautés d’action.
La Formation et mise en oeuvre sont divisés en trois parties : l’être, la connaissance et l’action (Being, Knowing, Doing). Cet ordre est volontairement l’inverse de l’ordre culturel courant qui propose la connaissance d’abord, le faire ensuite et enfin l’être, le repos.
La première partie ne peut pas être mise en mots car d’une manière expérientielle, elle invite chacun à se révéler dans sa vérité et sa simplicité au milieu d’un groupe ou la présence relationnelle est encouragée. Ainsi, elle soude les participants profondément, d’une manière inexplicable logiquement, ce qui permet ensuite un travail d’équipe solidaire et bien nécessaire.
La seconde partie cherche par de multiples façons, à imprégner chacun de la profondeur et de l’enchaînement des messages dans le symposium pour que vivre et parler de l’essence du symposium deviennent un jeu cosmique et ludique et non plus une tâche intimidante.
La troisième partie présente tous les points pratiques : organiser une équipe de travail, un symposium, présenter devant une audience, gérer l’équipement audiovisuel, s’intégrer dans une structure organisationnelle où la maitrise de chacun et son autorité propre trouvent leur place.
Le lieu de rencontre résidentiel de Terre du Ciel à Chardenoux est exceptionnel par son accès à la nature : bois, étang, animaux et surtout par l’accueil chaleureux de l’équipe de Terre du Ciel. Cette formation s’adresse non seulement à ceux qui désirent animer les symposiums, mais aussi à ceux qui se sentent appelés à les organiser, à s’occuper de la technique audiovisuelle et Internet, et aussi à ceux qui rêvent de créer d’autres manifestations de cette initiative. En nous rejoignant, vous devenez membre d’une large famille mondiale de près de mille facilitateurs.
Cette formation s’adresse non seulement à ceux qui désirent animer les symposiums, mais aussi à ceux qui se sentent appelés à les organiser, à s’occuper de la technique audiovisuelle et Internet, et aussi à ceux qui rêvent de créer d’autres manifestations de cette initiative. En nous rejoignant, vous devenez membre d’une large famille mondiale de près de mille facilitateurs. Un premier groupe, l’automne dernier, a profondément ressenti la profondeur de cette formation, et est prêt à partager son vécu.
Pour les contacter, vous pouvez joindre Gertrude Croe (gercro73 at gmail.com)
ou Javier Paniagua (josejavierpaniagua at rocketmail.com),
ou Claire de Crayencour (Claire at tetra-asbl.be ou +322 771 3778).
Nous sommes disponibles pour répondre à vos questions à noelleponcelet at comcast. net ou claudeponcelet at comcast.net.
Noëlle Poncelet
Participation par personne :
Participation à la Formation : 250 €
(sont inclus tous les frais de matériels, polycops, et autres...)
+ pension complète (avec pause matin et après-midi)
du mardi 18 h au dimanche 17 h - au château : Chambre de 3 à 5 : 235 € - Chambre à 2 : 260 € - Chambre individuelle : 320 €.
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