25 juillet 2010

Un menu pour cet été 2010

Bonjour à tou-te-s,

Cet été est assez prolifiques en rencontres et activités de tout ordre mais ayant en commun le souci de la planète. Et cette semaine, outre le fait que ma disponibilité s'est nettement accrue après un mois et demi particulièrement chargé, un événement vraiment très proche de la "culture alliance Pachamama" m'incite à vous communiquer le « programme » que j'ai pu me faire : il s'agit d'un débat avec comme intervenant principal Jose Gualinga, un des représentant de la communauté Sarayaku, qui a initié le projet Frontière de Vie, consistant en la délimitation d'un territoire protégé au moyen d'arbres à fleurs (cf. www.frontieredevie.org).
Cette activité est organisée dans le cadre des Rencontres Ecologiques d'Eté, l'université d'été d'Ecolo, qui se déroule à Borzée, à quelques kilomètres de La-Roche-en-Ardenne, le samedi 28 août dans l'après-midi.

Vous pouvez, avoir plus d'informations sur les prix, les repas (menus végétariens possibles) et le logement sur http://www.etopia.be/spip.php?rubrique382 (avec une brochure téléchargeable) ou en téléphonant au 081/24.23.02 en semaine entre 14 et 17 h.

Note. Vous avoir plus d'informations sur le programme (monnaies complémentaires,  microfinance, prospérité sans croissance, créer un mouvement d'école du développement durable, communication non-violente et gestion du temps, agroécologie...), sur http://www.etopia.be/spip.php?rubrique382.

Voici un panorama d'autres activités intéressantes en Belgique francophone :
·         La marche de l'après-croissance, qui a déjà commencé et se poursuit jusqu'à la fin du mois : www.demarche.org
·         Le camp action climat qui suit (du 29 juillet au 4 août à Liège) : www.campactionclimat.be
·         Les journées de la permaculture que nous a déjà annoncé Aline, du 20 au 22 août (http://permaculture.be). A noter que la formation sur le "design permaculture", du 9 au 16 qui les précède, affiche complet.
·         En septembre, organisés par les Amis de la Terre Belgique, un week-end de formation sur les villes en transition (du 17 au 19 – le 19 est par ailleurs la "journée sans voitures"), et une visite de Totnes, ville pilote en la matière (du 25 septembre au 2 octobre) (www.amisdelaterre.be)
·         Le 25 octobre aussi, la journée des créatifs culturels, voir message qui suit
·         Et aussi, le salon Valériane organisé par Nature et Progrès, les 4 et 5 septembre à Namur au Palais des Expositions (www.natpro.be), dont les thèmes abordés vont bien au-delà de l'agrobiologie.
Une introduction au programme "Réveiller le Rêveur" y sera présenté le samedi 4 septembre.

Excellentes vacances donc à tou-te-s!
André

PS : Pour retrouver celles et ceux qui regardent dans la même direction que vous...

Nous avons été près de 500 à joyeusement nous rencontrer à Louvain-la-Neuve en août 2009 lors du Forum Belge des Créatifs Culturels. Nous serons probablement plus nombreux encore le samedi 25 septembre pour la Grande Rencontre 2010 à laquelle nous vous convions ainsi que les autres CC que vous connaissez.

Les rencontres CC ont comme objectif de favoriser le contact entre des créateurs de culture, de manière à leur donner le sentiment de faire partie "d'une même famille", la possibilité de faire l'expérience de la nouvelle société que nous souhaitons, et de participer à l'émergence concrète d'une nouvelle culture.

Vous verrez que, cette année, nous allons investir le lieu très majestueux de l'Abbaye de Floreffe. Ce site est un des rares à allier la convivialité des espaces avec la capacité à nous accueillir en grand nombre. Covoiturage organisé !

Pour toute info, allez sur notre site www.creatifsculturels.be où vous avez un lien vers la Rencontre 2010.
Vous trouverez  le folder d'annonce de la rencontre sur la page www.creatifsculturels.be/FolderCC2010.pdf
Ces folders sont également à disposition, en format papier, dans de très nombreux magasins bio.

Vous pouvez d'ores et déjà :
    - informer vos amis/amies
    - vous inscrire via le site
    - offrir ou demander un covoiturage.

Dans l'intermède, les groupes thématiques CC continuent. Pour en faire partie, allez voir leurs pages sur www.creatifsculturels.be/groupes

A bientôt donc... Que vos vacances soient belles et ensoleillées

09 mai 2010

Des éoliennes citoyennes

Ce dimanche 9 mai après-midi se tenait à Houyet la première Assemblée Générale de la coopérative locale, éthique et solidaire "EMISSION ZÉRO".
Beaucoup de monde, et déjà un beau petit nombre de coopérateurs, pour une initiative récente qui suscite beaucoup d'intérêt en Wallonie. (Le nombre de coopérateurs a triplé entre le 31/12/2008 et le 31/12/2009). Les projets sont passionnants. Des projets où les communes et les citoyens sont ensemble majoritaires.
Après Houyet - où tourne notamment "l'éolienne des enfants" dont je vous ai parlé déjà par ailleurs -, des investissements sont en cours à Dour-Quiévrain, Tournai et Houyet (Mesnil).
Des projets de centrales hydrauliques et biomasses sont à l'étude, à l'instar de ce que fait déjà Ecopower en Flandre, une coopérative citoyenne comme EMISSION ZÉRO, et qui a 10 ans d'avance et une fameuse expérience à partager avec la jeune coopérative wallonne.

Ecopower occupe aujourd'hui 30 personnes, rassemble 24.000 coopérateurs, fournit en éléctricité 21.000 ménages (il y en a eu 7.500 nouveaux depuis le premier janvier 2010), le prix de l'électricité fournie est le plus social de Flandre.
En fournissant 64 millions de Kw en 2009, la coopérative Ecopower touche 0,8 % des ménages flamands. Le plan vise 10% en 2023 en Flandre !
Un des projets en cours est l'équipement de capteurs solaires sur les toits de 66 écoles publiques , ce qui permettra à celles-ci d'avoir leur électricité encore moins chère.

Voilà pour le grand frère, associé financièrement à Emission Zéro.

Pour nous, citoyens de Wallonie, l'enjeu est important et urgent : le potentiel éolien en Wallonie attire les gourmandises des grosses sociétés privées comme Electrabel (Suez) et risque bien d'échapper aux Communes wallonnes et aux habitants, aux citoyens que nous sommes. Il est donc urgent que le secteur associatif ait les moyens de se positionner comme partenaire aux côtés des multinationales de l'électricité, pour que les avantages (les revenus de l'éolien et les certificats verts) ne disparaissent pas dans les poches des financiers (ceux dont le seul but est le profit) qui font la loi du marché et fixent les prix (on sait la faiblesse récurrente des pouvoirs publics face aux pressions du privé), mais puissent bien profiter aux gens, en leur assurant un accès à l'électricité à prix raisonnable.

Il y a urgence.

Que faire ?
Concrètement, dans l'immédiat, devenir coopérateur. Une part = 260 €, ce qui me semble à la portée de beaucoup de ménages de Wallonie et de Bruxelles.
Ultérieurement, cela permettra de profiter de l'offre de fourniture quand Emission zéro sera reconnu comme fournisseur d'électricité, comme l'est déjà "Energie 2030", dont je vous ai déjà parlé aussi (1).

Mais il y a bien sûr aussi toutes les actions qu'il est possible de mener à l'échelle de sa commune.
N'oublions pas que les élections communales sont pour dans deux ans.

Et puis, n'est-il pas vrai, on va tous aussi voter bientôt... Il y a des questions à poser, des promesses à passer au crible, des engagements à surveiller...



(Vous pouvez cliquer sur l'image pour la rendre plus lisible)

(1) Les différentes coopératives ne sont pas en compétition, mais coopèrent, et notamment dans la création d'une nouvelle ASBL : ENERCOOP, fédération de coopératives belges, avec le projet de créer bientôt une coupole ENERCOOP EUROPE, puisqu'Enercoop existe déjà en France, en Espagne et en Italie. A suivre...

DÉCOUVREZ LE NOUVEAU FILM DE JEAN-PAUL JAUD

Après "Nos enfants nous accuseront", voici
"SEVERN, LA VOIX DE NOS ENFANTS"
Un film documentaire de Jean-Paul Jaud


«… Je suis ici pour parler au nom des générations futures… »
Ce que vous faites me fait pleurer la nuit…
… S’il vous plaît, faites en sorte que vos actes reflètent vos paroles…

1992 : Sommet de la Terre à Rio de Janeiro : pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, une enfant interpelle les responsables de la planète.

18 ans plus tard, nos actes ne reflètent pas les discours. La Terre est encore dans le même état et Severn attend aujourd’hui son premier enfant. Elle reprend la parole en démontrant que malgré l’urgence, il est encore possible de changer les choses.

Dans ce film documentaire plein d’espoir et d’émotion, Severn apparaît comme une référence pour ceux qui, du Canada au Japon en passant par la France, mettent en place des actions concrètes et positives pour respecter la biodiversité…

Qui répondra à l’appel de Severn ?

Severn
Severn Cullis-Suzuki, canadienne, militante écologiste, conférencière et animatrice de télévision. En 1992, âgée de 12 ans, elle assiste avec des camarades de classe au Sommet de la Terre à Rio de Janeiro. Elle prononce à la tribune d’une session plénière un discours ovationné par l’assistance qui malheureusement résonne aujourd’hui plus fort que jamais. Severn oeuvre aujourd’hui pour la protection de l’environnement de notre planète et la santé de nos enfants.

http://www.severn-lefilm.com/severn-film-bande-annonce.html

http://www.severn-lefilm.com/severn-film-synopsis.html

05 mai 2010

"Réfugiée" à Bethléem, par Myriam Tonus, chroniqueuse

Parce qu’un volcan a “fait un pet”, l’Occident découvre sa vulnérabilité et son manque d’humilité.

Aujourd’hui, à Bethléem, il y a heureusement de la place à l’hôtellerie pour les voyageurs qui, comme moi, se trouvent dans l’impossibilité de regagner leur pays. Etre assignée à résidence dans la bourgade qui vit naître Jésus n’est pas le pire des sorts, au regard de l’étau qui - cela crève davantage les yeux à chaque visite - se referme sur la Cisjordanie.

Le check-point d’accès à Bethléem s’appelle désormais "terminal": tout un symbole! Des kilomètres de mur au tracé erratique cisaillent le paysage et les colonies métastasent à grande vitesse ce qui reste des territoires palestiniens. Les identités potentiellement meurtrières - juive, musulmane, chrétienne, même - ont des poussées de fièvre, se toisent et s’excluent. Les nœuds, ici, sont devenus tellement inextricables qu’on en viendrait à désespérer du genre humain, s’il n’y avait ces quelques hommes, quelques femmes de bonne volonté qui choisissent de se parler, de se rencontrer, d’œuvrer ensemble pour semer, en ce pays qui ressemble à un champ de mines, des graines d’espérance et de paix.

A l’hôtel où nous nous éternisons, scotchés aux nouvelles de l’espace aérien, les serveurs sourient: "Vous n’êtes pas habitués à l’insécurité, n’est-ce pas?" Ils sont, eux, tellement habitués aux restrictions de circulation, aux attentes interminables, aux décisions arbitraires que leur colère et leur désespoir ne trouvent même plus d’issue. Que pourrions-nous leur répondre, nous qui possédons le sésame des sésames: un passeport européen Encore quelques jours et nous aurons sans doute quitté Bethléem et ses habitants pour regagner ce qui leur apparaît peut-être bien comme un éden.

Un éden, vraiment?

Lire la suite sur le site de La Libre Belgique

Le peuple Kichwa de Sarayaku est en danger

Merci de prendre connaissance du texte de la pétition que vous pouvez signer en ligne en cliquant sur le lien ci-dessous.

Signer la pétition adressée au Président Correa

http://www.lapetition.be/en-ligne/le-peuple-kichwa-de-sarayaku-est-en-danger-7111.html

Le peuple Kichwa de Sarayaku est en danger

Vous pouvez aussi prendre connaissance des deux documents annexes que se trouvent sur le site de l'arc en ciel : http://www.larcenciel.be/spip.php?breve59, "Le peuple Kichwa de Sarayaku en danger" et un "Historique de la lutte pacifique de Sarayaku".

22 avril 2010

Solutions locales pour un désordre global

 Le dernier film de Coline Serreau

Dépassant la simple dénonciation d’un système agricole perverti par une volonté de croissance irraisonnée, Coline Serreau nous invite dans « Solutions locales pour un désordre global » à découvrir de nouveaux systèmes de production agricole, des pratiques qui fonctionnent, réparent les dégâts et proposent une vie et une santé améliorées en garantissant une sécurité alimentaire pérenne.

La bande annonce du film :
http://www.solutionslocales-lefilm.com/
http://www.youtube.com/watch?v=F7xG3QgJXx4

Entretien avec Coline Serreau (4 min. 30) : http://www.youtube.com/watch?v=Etp2_-eqVKU&feature=related

Solutions locales pour un désordre global

 Le dernier film de Coline Serreau

Dépassant la simple dénonciation d’un système agricole perverti par une volonté de croissance irraisonnée, Coline Serreau nous invite dans « Solutions locales pour un désordre global » à découvrir de nouveaux systèmes de production agricole, des pratiques qui fonctionnent, réparent les dégâts et proposent une vie et une santé améliorées en garantissant une sécurité alimentaire pérenne.

La bande annonce du film :
http://www.solutionslocales-lefilm.com/
http://www.youtube.com/watch?v=F7xG3QgJXx4

Entretien avec Coline Serreau (4 min. 30) : http://www.youtube.com/watch?v=Etp2_-eqVKU&feature=related

19 avril 2010

QUELLE CROISSANCE ?

Vivre dans un monde où la croissance n’est plus essentielle

http://www.larcenciel.be/ecrire/?exec=articles&id_article=235

Un article de Michel Simonis :

A propos d’un article de Jean Hermesse (1)

A première vue, l’article de Jean Hermesse, paru dans le bulletin du Moc-Liège, n’avait attiré ni mon attention ni mon intérêt. P
Je ne trouvais pas la présentation très stimulante, ni le titre très porteur : "Décroissance. Arrêter la croissance et choisir le développement humain". Et puis, une phrase mise en exergue dans l’article attire mon attention. Elle se termine par ces quelques mots : "...surtout dans un modèle où la croissance n’est plus essentielle."

Et là, tout à coup, m’apparaît une nouvelle porte d’entrée dans le symposium, pour donner envie d’aller voir plus loin, et plus explicite que "changer le rêve" : "Se préparer à vivre dans un monde où la croissance n’est plus essentielle".
Voilà un projet de longue haleine, un sujet d’atelier qui approfondit la question du "et maintenant quoi faire ?"

Postulons que ceux qui sont prêt à consacrer une journée ou quelques heures pour vivre un symposium savent maintenant que notre modèle de développement dont la croissance est le moteur principal "va dans le mur" et entraîne un collier de dégâts collatéraux et de catastrophes sociales.
Postulons que c’est devenu une évidence pour de plus en plus de monde que nous sommes face à une crise à la fois financière, économique, écologique, alimentaire, énergétique…
Dès lors, on se doute bien que la recette présentée pour en "sortir", simple et classique : "relancer la croissance en soutenant le crédit, la consommation et les grands investissements" est un leurre. (...)

Le "symposium" de la Pachamama Alliance" est un outil à notre disposition pour rencontrer ce malaise diffus mais perceptible. Encore faut-il pouvoir le présenter au plus grand nombre, le rendre adéquat au moment présent, adaptable aux mouvements accélérés des remises en question qui se succèdent et prospectif. Non seulement qui s’adapte aux changements, mais qui les précède.

Lire la suite...

(1) Jean Hermesse est Secrétaire Général de l’Alliance Nationale des Mutualités Chrétiennes et Vice-Président du Mouvement Ouvrier Chrétien.

Son article paru dans le numéro 95 (mars-avril 2010) du périodique mensuel de la Fédération MOC de Liège-Huy-Waremme ("Regard(s)") a suscité ma réflexion, en rapport avec le "symposium" de la Pachamama Alliance.

Je vous la partage.
Michel Simonis
18 avril 2010

28 janvier 2010

MANDALA


Le dernier stage Mandala - en mars dernier - présenté ci-dessous, était complet.
Le prochain aura lieu en automne. Pour être sûr d'y participer, il est bon de le faire savoir dès maintenant à Michel Simonis, par courriel ou par téléphone. Dès qu'elles seront connues, les dates vous seront communiquées personnellement.


Le stage s’adresse à toute personne qui veut se recentrer, s’apaiser ou retrouver le plaisir de créer, être en harmonie avec elle-même, se donner du temps pour soi-même...
La formation se déroule à partir de la pratique : mise en couleurs, construction et création de mandalas. Différentes manières d’aborder ce travail graphique seront présentées, avec un matériel varié permettant à chacun - sans pré-requis nécessaire - d’accéder à la création.

Échanges entre les participants, et apports théoriques de base (originalité du mandala comme OUTIL DE CROISSANCE, mise en parallèle avec d’autres approches, les lois essentielles d’une pratique éducative réussie, le travail en harmonie des deux hémisphères cérébraux…) L’essentiel du temps est réservé à l’expérience pratique.

Lieu : au CAF à Tihange (Huy, Belgique) (+32 85 27 13 60)

Horaire : de 9h.30 à 17h.30. (le dimanche, fin prévue à 17h.).

Prix : 100 € matériel inclus (85 € par personne si vous réservez avec un(e) ami(e) ou une autre personne de votre famille - 80 € pour les moins de 26 ans et demandeurs d'emploi) - 110 € pour les réservations après le 15 février.

Inscriptions par téléphone (répondeur) ou fax au +32 85 21 67 06 ou par e-mail (michel.simonis@teledisnet.be) et en versant un acompte de 40 € au compte Triodos 523-0454725-64 de M. SIMONIS - L’ARC EN CIEL, 4500 HUY (acompte non remboursable sauf cas de force majeure).

Informations : www.larcenciel.be


23 janvier 2010

Descente policière à Terre du Ciel

Changer le rêve, ce n'est pas si facile !

Terre du Ciel mis en arrêt de travail par l’État français.
Sans jugement.

Terre du Ciel a organisé plusieurs symposium et programme des formations de "facilitateurs".
La perquisition policière qui vient d'avoir lieu oblige à se poser de sérieuses questions sur l'Etat de droit en France.

Lire le communiqué de presse de Terre du Ciel (19 janvier 2010)

En Belgique, nous pouvons réagir en envoyant une lettre à l'ambassade de France (Modèle suggéré : voir sur le site de l'arc en ciel). Dans cet article du site de l'arc en ciel, vous trouverez quelques précisions sur ce qu'est Terre du Ciel, et sur les formations que cette association organise, notamment la prochaine formation de facilitateur du symposium "Réveiller le rêveur".

22 décembre 2009

A Thousand Suns

Un incontournable... 28 minutes qui comptent.

19 décembre 2009

Des vidéos de Paul Hawken, Julia Butterfly, etc …


Le site GLOBALONENESS.ORG propose un choix très intéressant de films et de vidéos souvent demandées. Seulement en anglais, cependant. En attendant de bonnes âmes qui traduiraient et sous-titreraient ces séquences...

Pour un accès direct à ces vidéos :
- Paul Hawken
- Julia Butterfly-Hill
- Joanna Macy
- la page de tous les films proposés : http://www.globalonenessproject.org/library/films

Pour être tenu au courant : http://www.globalonenessproject.org/whats-new

03 décembre 2009

La vague pour le climat


Joignez-vous à nous et sauvez le climat

Venez gonfler les rangs de "La vague pour le climat" avec vos amis et votre famille.


Le samedi 5 décembre 2009 à 14h, place du Luxembourg, Bruxelles.
(Métro Trône / gare du Luxembourg)

Astuces :

* Rejoignez-nous en transports en commun, à vélo, à pied, en roller, en step...

* Billet Climat de la SNCB : 8,00 EUR aller-retour au départ de toute gare belge. Infos : www.sncb.be

COALITION CLIMAT
Voyez toutes les vidéos sur www.youtube.com/ClimateCoalitionBE

Cette année, la Coalition Climat se focalise sur le sommet de Copenhague qui se tiendra à partir du lundi 7 décembre 2009. La capitale danoise sera le centre des négociations pour décider de la suite du traité de Kyoto et de l’avenir de la planète. Joignez-vous à nous pour que les décideurs s’engagent à sauver le climat !

http://www.coalitionclimat.be/Action-du-5-decembre-2009

Dossier spécial Sommet de Copenhague

BON A SAVOIR...

Dossier spécial Sommet de Copenhague
Le lundi 7 décembre 2009, dans le journal de La Libre, à découvrir : un dossier spécial de 16 pages exceptionnelles sur le sommet de Copenhague qui traitera des sujets suivants :
- ligne du temps de la prise de conscience des défis climatiques,
- arithmétique carbonique,
- de Rio à Copenhague,
- le carbone fait son marché,
- CO2 : une bombe à fragmentation,
- l’appel de la forêt,
- les populations oubliées,
- aspects économiques...

02 décembre 2009

La vague pour le climat


VENEZ GONFLER LES RANGS DE "LA VAGUE POUR LE CLIMAT" AVEC VOS AMIS ET VOTRE FAMILLE.
Bruxelles, samedi 5 déc. 2009 à 14h, place du Luxembourg
mercredi 2 décembre 2009
Joignez-vous à nous et sauvez le climat

Le samedi 5 décembre 2009 à 14h, place du Luxembourg, Bruxelles. (Métro Trône / gare du Luxembourg)

Astuces :

* Rejoignez-nous en transports en commun, à vélo, à pied, en roller, en step...

* Billet Climat de la SNCB : 8,00 EUR aller-retour au départ de toute gare belge. Infos : www.sncb.be

Voyez toutes les vidéos sur www.youtube.com/ClimateCoalitionBE

Cette année, la Coalition Climat se focalise sur le sommet de Copenhague qui se tiendra à partir du lundi 7 décembre 2009. La capitale danoise sera le centre des négociations pour décider de la suite du traité de Kyoto et de l’avenir de la planète. Joignez-vous à nous pour que les décideurs s’engagent à sauver le climat !

Voir aussi

Le déroulement du 5 décembre

Quels enjeux pour 2009 ?


L’appel pour Copenhague et la pétition à signer

Voir en ligne : COALITION CLIMAT

La vague pour le climat : 5 décembre à Bruxelles

Joignez-vous à nous et sauvez le climat Le samedi 5 décembre 2009 à 14h, place du Luxembourg, Bruxelles. (Métro Trône / gare du Luxembourg)

Astuces :

* Rejoignez-nous en transports en commun, à vélo, à pied, en roller, en step...

* Billet Climat de la SNCB : 8,00 EUR aller-retour au départ de toute gare belge. Infos : www.sncb.be

Voir l’article

VOIR EN LIGNE :

22 novembre 2009

ALARME CLIMATIQUE

A Bruxelles, chaque lundi, , jusqu'à la conférence de Copenhague, le 7 décembre, cinq minutes pour sonner l'alarme :

De plus en plus de monde dans la rue. Voici quelques photos sur le site d'une école de Bruxelles : http://www.saint-boni.be/#/vie/2009-2010/galerie/2009-11-16.climat/

Si vous n'êtes pas loin, pourquoi ne pas y participer ?

A Bruxelles, place Blyckarert (Ixelles), à 13h.15 : une minute de silence, quatre minute d'alarme, pour nous réveiller, ainsi que les décideurs politiques... (tambour, trompettes, siflets, sonneries diverses, mirlitons...)

13 octobre 2009

Réveiller le rêveur, changer le rêve, participer au réenchantement du monde


A faire savoir...
Le prochain "symposium" est prévu à Namur, à la Maison de l'écologie, le dimanche 15 novembre 2009, de 9h. 30 à 18h.
En voici la nouvelle présentation et les renseignements pratiques. (Cliquez sur l'image pour l'agrandir)



11 octobre 2009

Un bonheur durable

Un interview du Professeur Eric Lambin. Convergences !

"La situation est grave mais pas désespérée, estime le Pr Eric Lambin. Le développement durable offre l'opportunité d'accroître notre bien-être."

Alors que l’actualité environnementale n’incite généralement guère à l’optimisme, voilà un ouvrage qui apporte une bouffée d’air frais. En publiant "Une écologie du bonheur", le professeur Eric Lambin (UCL) livre un plaidoyer solidement étayé et documenté en faveur d’une rapide transition vers un mode de développement plus durable.

• Pourquoi avoir choisi d'écrire ce livre ?

La transition vers un développement durable est passée par une 1ère phase, celle de la prise de conscience, qui était un peu teintée d’alarmisme pour faire comprendre l’urgence de la situation. On doit à présent passer à une seconde étape qui demande une approche très différente. Il faut susciter un engagement constructif, une sorte de motivation positive de la part des gens. Et je ne pense pas qu’une approche catastrophiste soit la plus productive de ce point de vue, mais qu’au contraire il est important de montrer la liaison entre le bien-être, le bonheur et la protection de la nature: "Je défends mon bonheur via une diminution de mon empreinte écologique". Ce n’est pas un optimisme béat qui se dit que les choses vont se résoudre par elles-mêmes. Derrière ces défis, il y a une opportunité de créer un modèle de développement post-matérialiste qui aura des effets considérables tant sur le bonheur individuel que sur l’environnement.

Selon vous, il est scientifiquement démontré que la nature est nécessaire au bonheur de l'homme ?

De nouvelles recherches en psychologie de l’environnement et en sociologie montrent en effet que le contact avec la nature est essentiel pour nous apporter une série de satisfactions émotionnelles et spirituelles, que cela contribue de manière fondamentale au bonheur psychique. Il y a aussi des données très surprenantes dans le domaine médical, qui montrent que le contact avec la nature est associé à des indicateurs de santé plus positifs.

Vous expliquez également que l'humanité a su réagir pour surmonter des problèmes semblables dans le passé...

Certes, jamais à l’échelle globale et à des rythmes de changement aussi rapides que ceux que l’on connaît aujourd’hui. Il ne s’agit pas d’en minimiser l’importance ni l’urgence. Mais à des échelles plus locales et de manière un peu plus lente, l’histoire montre que les sociétés humaines ont une grande capacité d’adaptation face à un défi pour peu que l’on ait perçu l’ampleur de celui-ci. Et que non seulement l’innovation technologique, mais aussi le changement des institutions au sens large - à savoir les règles de vie, de décision et de comportement - peuvent permettre de modifier la trajectoire.

Le climat, c'est la priorité n°1 ?

Il est très difficile de les classer parce qu’il y a des synergies très fortes entre les différents changements que nous connaissons. Il faut les comprendre comme étant une transformation du système terrestre plutôt que catégoriser les problèmes et les étudier séparément.

La crise environnementale se double d'une crise sociale dans la mesure où le bien-être des pays riches s'est fait au détriment de l'environnement des pays pauvres...

C’est l’aspect le plus pervers des changements environnementaux. C’est un mécanisme de plus qui amplifie les inégalités socioéconomiques à l’échelle mondiale entre pays industrialisés et pays pauvres. Ceux-ci subissent les conséquences les plus dommageables de ces changements et sont les moins capables d’y faire face alors qu’ils y ont le moins contribué. Les changements environnementaux, ce n’est donc pas que préserver la planète, c’est aussi une préoccupation sociale et morale très importante.

Quelles solutions préconisez-vous ?

Il y a trois grandes étapes à respecter dans l’ordre. La première, c’est la prise de conscience par tous les acteurs à tous les niveaux de la société des défis, des enjeux et des priorités. La deuxième, c’est de modifier les règles du jeu pour créer des incitants suffisants au changement. C’est montrer qu’une transition vers le développement durable repose vraiment sur une motivation anthropocentrique et même égocentrique à préserver son bien-être. La troisième consiste à se donner les moyens de la réussir dans un délai raisonnable. Il n’y a pas d’approche clef sur porte à appliquer partout. Chaque pays doit prendre en compte son potentiel et adopter les solutions qui lui conviennent le mieux.

Entretien Gilles Toussaint, La Libre Belgique, mis en ligne le 08/09/2009 :
http://www.lalibre.be/societe/sciences-sante/article/527259/un-bonheur-durable.html

24 septembre 2009

Une mobilisation exceptionnelle - voici la vidéo

L'ALARME CLIMATIQUE RETENTIT !

Le 21 septembre 2009, dans 135 pays du globe et plus de 2600 événements, nous nous sommes réunis pour réveiller les dirigeants du monde par une alarme assourdissante contre le changement climatique. L'étendue et la créativité de ces événements sont stupéfiantes et ont permis à notre message d'atteindre les dirigeants et les médias internationaux. Regardez quelques grands moments dans cette vidéo !
Cliquez ici pour voir la vidéo

Plus d'infos et d'autres échos sur le site d'Avaaz

23 septembre 2009

La simplicité volontaire






Les amis de la terre nous proposent de découvrir la "simplicité volontaire" lors d'une journée rencontre conviviale à l'espace Kegeljan, rue Henri Lecocq à Namur,
le dimanche 27 septembre de 10 à 18 heures
Ateliers, stands, conférences, garderie enfants, PAF libre
site web

22 septembre 2009

Premier Parc éolien sous pavillon citoyen

Des coopératives de citoyens investissent dans l'énergie éolienne. Une manière de s'approprier le vent et l'énergie qu'il procure. Etre à la fois producteur et consommateur d’énergie, c’est le pari lancé par le mouvement des "éoliennes citoyennes". Un mouvement qui entend permettre aux citoyens de réduire leur facture énergétique en devenant copropriétaire d’une éolienne dans leur région.

« Les communes et les citoyens doivent s’approprier les énergies renouvelables et les développer pour leur bien-être et leur bénéfice direct. » Bernard Delville, Palme Inter Environnement 2008 (10 minutes pour écouter un interview de Bernard Delville à la RTBF)

4 éoliennes de 2 MW dans l’entité d’Houyet 100% citoyennes. C’est une première. Pour couvrir un financement de plus de 14 millions d’euro, Vents d’Houyet, le développeur du projet, bien connu pour l’éolienne des enfants va céder ses droits de permis à un consortium comprenant la Commune et les coopératives citoyennes associées EMISSIONS ZERO (Wallonie) et ECOPOWER (Flandre).

La production annuelle attendue sera de minimum 16 millions de kWh et couvrira les besoins en électricité de plus de 4.000 ménages. La coopérative EMISSIONS ZERO lance dès à présent une souscription publique de 10.000 parts de 260 €. La coopération a obtenu son agrément en 2007. Télécharger les informations pour la souscription

ECOPOWER compte plus 20.000 coopérateurs, produit et distribue du courant vert sur toute la Flandre se qui ne tardera pas en Wallonie.

Un programme éolien ambitieux sur le territoire wallon nécessite la participation citoyenne et un partenariat public-privé : la position des coopératives est claire : un partage minimum de 1/3 commune 1/3 citoyens 1/3 privé. (voir sur le Blog émission-zéro) Le territoire et le gisement vent gratuit sont des biens intrinsèques de la collectivité : à elle d’en bénéficier en priorité.

Eoliennes citoyennes : investissons ensemble !

Tout le communiqué de presse

http://www.emissions-zero.com/2009/07/500-eoliennes-en-wallonie.html

Voir aussi le site VENTS D'HOUYET (et son éolienne des enfants) et ses animations scolaires (maternel, primaire, secondaire) sur l'énergie

Un dossier sur l'énergie éolienne

07 septembre 2009

Ampoules à économie d'énergie : ange ou démon ?

Face au réchauffement climatique et à l'augmentation des factures d'énergie, les consommateurs peuvent adopter des gestes d'économie pour limiter leur consommation d'électricité. Si les ampoules économiques peuvent constituer des alternatives intéressantes sont-elles toujours sans danger ?

Un dossier (31-08-2009) bien intéressant du CRIOC fait le point:

- Un choix écologique et économique avantageux.

- Des risques pour la santé ? Qu'en est-il réellement ?

- Conclusion :
Les ampoules à économie d'énergie permettent de faire de réelles économies d'énergie, ce qui se traduit pour les ménages, par des économies financières. Face aux défis climatiques, l'ampoule à économie d'énergie constitue un progrès permettant de réduire l'impact énergétique de l'éclairage. Toutefois étant donné les questions qui se posent en matière de sécurité, Il est donc important d'acheter et d'utiliser ses lampes de manière responsable. Il faut notamment vérifier lors des achats qu'il s'agit bien d'ampoule à double enveloppe et respecter les distances de sécurité (5-10 cm) lors de leur utilisation.
En ce qui concerne le bilan écologique, ces lampes contiennent du mercure et peuvent être recyclées jusqu'à 90% de leur poids. Il est donc important de ramener les ampoules qui ne fonctionnent plus aux parcs à conteneurs et autres points de collecte.

- Liens :
• L'ampoule économique : une solution saine ?
Evaluatie van het elektrisch en magnetisch veld van spaarlampen

CRIOC - Centre de recherche et d'information des organisations de consommateurs
Fondation d'utilité publique - Paepsem Business Park - Boulevard Paepsem 20 - 1070 Bruxelles
Tel. 02/547.06.11 - www.crioc.be - Email : info (at) crioc.be

La grippe a/H1-N1 : pour vous joindre à l'initiative citoyenne belge

Peut-être avez-vous appris par le journal télé de la RTBF1 du jeudi 3 sept, ou par les journaux qu'un groupe de personnes (initiative citoyenne) avait envoyé au 1er Ministre, à la Ministre de la Santé, à tous les parlementaires, une lettre (ci-jointe) comprenant 10 questions. Ceci dans le cadre de la vaccination, pandémie grippe AH1N1.
Une conférence de presse a eu lieu à ce sujet le jeudi 3 septembre à 11h.

Si vous le souhaitez, vous pouvez vous joindre à cette action.
Vous trouverez sur mon site de l'Arc en ciel, en annexe, la lettre comprenant les 10 questions, les annexes à cette lettre et la formule de signature.
Ce dernier formulaire est à renvoyer à l'adresse mail suivante : initiative.citoyenne@live.be

Vous aurez une idée des ces questions en allant voir sur cette page du site du Soir.

26 août 2009

Semer l'espérance


http://www.elwatan.com/La-zaouia-alawiya-phare-d-un-Islam

C’est à l’occasion d’un symposium"Réveiller le rêveur" que nous avons présenté à Mostaganem en Algérie cet été, que j’ai découvert un monde inconnu et vécu une expérience profonde que j’ai envie de partager.

Semaine impressionnante de cette Tariqa (Confrérie) soufie originaire de Mostaganem et répandue dans le monde entier, qui a réuni 6500 personnes, dont 2500 étrangers de trente cinq pays, issus des cinq continents, et assurant une sécurité maximum dans un pays encore en proie à quelques attentats terroristes revendiqués par Al Quaida Algérie.

"LA ZAOUÏA ALWIYA, PHARE D'UN ISLAM MODERNISTE DANS L'AMBIANCE DE SON CENTENAIRE",

titre un professeur de l'Université d'Oran, Aabid Ahmed, Historien, qui introduit ainsi son article :
"Alors que la tendance lourde de la société algérienne est marquée par une islamisation qui n’a pas dépassé le stade des formes rituelles de la prière, du port du voile, de l’économie de bazar, dans cette ambiance stérile on ne peut qu’être surpris de voir une zaouiyya jaillir du lot pour nous réconforter par une lueur d’espoir."
La zaouïa alawiya de Mostaganem, en commémoration de son centenaire dans sa voie soufie, vient d’organiser un congrès international du 24 au 31 juillet 2009. Combien ma surprise fût grande en prenant connaissance de son programme ! Voilà une vision et une démarche qui s’inscrivent de plain-pied dans la modernité, qui se préoccupent de questions touchant notre présent et notre avenir."

L'auteur relève les thèmes abordés, la qualité des intervenants et le contenu des communications, son caractère international effectif par la présence d’intervenants des cinq continents. Placé sous le titre de « Semer l’espérance », chacun des sept jours était consacré à un de ces thèmes : la terre, l’éducation d’éveil, la communication et les médias, la mondialisation, la révélation, la spiritualité et le soufisme et l’avenir.

"La problématique posée par le congrès", poursuit le professeur, "était que, face aux défis majeurs qui interpellent l’humanité et aux urgences planétaires auxquelles celle-ci est confrontée face à la dégradation de la qualité de vie humaine, du désespoir que suscite un capitalisme destructeur et la faillite d’un positivisme qui ne répond pas aux attentes humaines, tant dans le monde occidental que dans celui dit sous-développé, la zaouïa Alawiya propose sa voie soufie comme alternative à ce désespoir, dans un monde où l’éthique et les valeurs humaines se sont annihilés dans un matérialisme sans bornes. Etant entendu qu’elle ne se présente pas comme la seule voie exclusive, mais contribue simultanément avec d’autres voies en action aujourd’hui dans le monde à agir pour le changer. Nourrie par la mémoire et l’histoire, la voie soufie apparaît comme la plus apte de notre patrimoine islamique à relever ce défi puisqu’elle puise ses fondements des valeurs spirituelles et universelles qui tendent à transcender l’être de son égo pour qu’il se dévoue au service de la paix et de la fraternité humaine."

Et sa conclusion recoupe tellement bien ma propre expérience et mon propre sentiment à l'issue de cette semaine, que je ne peux que lui laisser la parole :

La participation à ce congrès commémoratif a été pour moi une occasion de ressourcement, d’étonnement, de découverte et d’espoir. Enfin je me suis retrouvé dans ma « communauté, telle que je rêvais d’y vivre. Une communauté musulmane ouverte, tolérante, moderne. Attachée à son patrimoine culturel tout en s’investissant dans l’universel, la voie soufie en a été le vecteur. Une communauté où chacun est libre de porter le costume qu’il désire, sans voile ni hidjab. Au contraire, dans notre costume traditionnel, comme les françaises musulmanes paraissaient belles ! La foi est dans le cœur et non dans l’apparence. Qui a dit que nos jeunes algériens sont tous des violents, agressifs ? J’ai été agréablement frappé par l’éducation, la politesse et la disponibilité des jeunes mostaganémois et autres, élevés dans l’esprit de la zaouïa. Il ressort à l’évidence le caractère ouvert, moderniste et hautement intellectuel qui fait l’œuvre de la zaouïa. Dans l’ambiance dominante d’une islamisation stérile et rétrograde de la société algérienne inspirée de référents tout autant rétrogrades, cette œuvre constitue indéniablement une lueur d’espoir et d’espérance, de salut pour une Algérie encore menacée et pour tout être qui aspire à la paix, à l’amour et à la communion universelle. Cette évidence se voit affirmée par la qualité du niveau intellectuel des conférenciers au colloque, qu’ils soient Algériens ou étrangers, académiciens et hommes de terrain, adeptes pour la plupart de la voie soufie, qui œuvrent par leur intelligence à rénover l’Islam. Par le contenu des questions soulevées, on ne peut qu’être fier de cet effort qui tend à répondre aux attentes actuelles de l’humanité dans son ensemble, mais surtout à l’adresse des plus démunis, les victimes d’une mondialisation dévorante. Par son intelligence, son engagement positif et agissant, la communauté musulmane occidentale contribue effectivement à la rénovation de l’Islam et à la réhabilitation de son image. Il faut dire que le sort de l’Islam dépend aujourd’hui de l’apport de sa périphérie, spatialement parlant. Cette communauté elle-même victime du désespoir occidental, trouve refuge dans la doctrine la plus pure mais la plus orthodoxe de l’Islam, la voie soufie. Cet esprit d’humanisme et d’universalité a été le crédo de la zaouïa depuis sa fondation en 1909 avec cheikh Ahmed el-Alaoui (...).

En conclusion, je suis convaincu que les grains qui ont été semés dans cette voie d’espérance donneront demain des jardins merveilleusement fleuris."

(Aabid Ahmed, Journal El Watan, 13 août 2009)

Lire son article en entier



Vous trouverez d'autres échos, articles de presse, réflexions au sujet de cette rencontre sur le site de l'Arc en ciel.

25 août 2009

CITATIONS

Les quelques jours que je viens de passer en Algérie dans le cadre du centenaire de la confrérie soufie Alawiyya, où nous avons présenté l'atelier "Réveiller le Rêveur", m'ont donné l'occasion de glaner quelques phrases, lues ou entendues, qui résonnent en moi. Elles apportent des révisions mentales, une nouvelle façon de découvrir le monde musulman, et une dimension spirituelle riche et ouverte, quelle que soit la culture d'origine dans laquelle nous avons grandi, religieuse ou laïque. Je pense que chacun peut y trouver matière à agrandir son champ de conscience et enrichir sa vie intérieure.

1.

















Ibn Arabî est né en 1165, à Murcie, Al Andalus, Espagne musulmane, et décédé en 1240 à Damas, Syrie

2.
"Aujourd'hui, les musulmans donnent l'impression de conduire une voiture dont le rétroviseur est plus grand que le pare-prise."
Tareq Oubrou, Imam de Bordeaux

3.
"Le savant est en dessous de ce qu'il dit.
Le gnostique est au dessus de ce qu'il dit.
Dès lors, beaucoup de soufis ont choisi le silence."
Eric Geoffroy, à propos de la parole.

4.
"Gardez-vous de ne faire partie que de l'une de deux espèces d'homme, le rationaliste ou le croyant, soyez les deux."
Abd le-Kader (1808, Mascara, Algérie - 1883, Damas, Syrie)

Lire la suite sur le site de l'Arc en ciel

22 août 2009

Un symposium en Algérie

Nous sommes quatre personnes, Noëlle Poncelet, Nasséra Bousbaïne, Michel Simonis et Rony Mecattaf, à avoir présenté un symposium "Réveiller le rêveur" en Algérie, en cette fin du mois de juillet 2009.

C’était dans le cadre du Centenaire de la confrérie soufie Alawiyya, à Mostaganem, qui a réuni pendant une semaine 6500 personnes issues des cinq continents, à l’initiative du Cheikh Khaled Bentounès, considéré comme l’une des figures les plus éminentes du soufisme aujourd’hui.
Le symposium a été présenté sous forme d’un atelier de trois fois deux heures, sur trois jours.

Qu’est-ce qui peut bien rapprocher le symposium "Réveiller le rêveur" et une confrérie soufie musulmane ?

Pour répondre à cette question, je vous propose une longue citation du Cheikh Bentounès, inspirateur d’un Islam d’une grande ouverture, pacifique, moderne et ouvert sur le monde et les autres religions.

A l’occasion de cette rencontre d’une grande intensité et chaleureuse, malgré le nombre de participants, j’ai découvert et approfondi ma connaissance d’un Islam auquel nous sommes peu habitué en Occident, et qui mérite d’être mieux connu et mieux diffusé, afin de contrebalancer les tendances du monde musulman qui dominent pour le moment l’actualité.

L’extrait du Cheikh Bentounès que je vous propose est tiré de son livre "La fraternité en partage". "Avant tout héritier d’un mouvement spirituel dont les racines remontent à la grande mystique de l’Islam médiéval, il raconte dans ce livre, avec l’écrivain et spécialiste des religions Bruno Solt, la fabuleuse aventure humaine de ses pères. Cette passionnante saga familiale, bouleversée par les soubresauts de l’histoire algérienne, nous montre un Islam d’amour universel incarné concrètement dans la vie sociale et la modernité." (extraits de la 4e de couverture du livre, paru chez Albin Michel en 2009). Voir l’article "Un message contemporain".

La déclaration finale ("Recommandations") de la rencontre est empreinte d’une vision écologique autant que spirituelle et sociale, marquant bien les idées forces du Cheikh et de la Tariqa Alawiyya. Je vous invite à la parcourir.

Vous apprécierez la vision d’avenir et le souffle de vie dont elle est porteuse.

Enfin, deux extraits de presse paru cette semaine-là en Algérie donnent, l'un, une idée de l'atmosphère qui y régnait et l'autre, de l'ouverture environnementale de cette rencontre.

EXTRAITS DE PRESSE

Le congrès international de la Tariqa Alawiya insiste sur la diffusion de la culture de paix et de fraternité.

Les participants au congrès international du centenaire de la Tariqa Alawiya, organisé par l'université "Abdelhamid Ben Badis" de Mostaganem, ont insisté hier au terme de leurs travaux sur la nécessaire diffusion de la culture de paix et de fraternité.
 Dans leurs recommandations, les participants à ce congrès placé sous le slogan "Semer l'espérance" ayant notamment abordé la thématique de "la terre", ont souligné l'importance de la généralisation et du développement du boisement et appelé au lancement d'une campagne nationale de plantation d'arganiers, à la diffusion de la technique du jardin technologique moderne, à l'ouverture d'un programme d'enseignement dans les écoles sur le développement durable et la création d'un institut au niveau des universités pour le traitement des eaux et des déchets.
http://www.elmoudjahid.com/accueil/de-bouche-a-oreille/39926.html

D'autres échos sur le site de l'arc en ciel de Michel Simonis.


Un symposium en Algérie

Nous sommes quatre personnes, Noëlle Poncelet, Nasséra Bousbaïne, Michel Simonis et Rony Mecattaf, à avoir présenté un symposium "Réveiller le rêveur" en Algérie, en cette fin du mois de juillet 2009.

C’était dans le cadre du Centenaire de la confrérie soufie Alawiyya, à Mostaganem, qui a réuni pendant une semaine 6500 personnes issues des cinq continents, à l’initiative du Cheikh Khaled Bentounès, considéré comme l’une des figures les plus éminentes du soufisme aujourd’hui.
Le symposium a été présenté sous forme d’un atelier de trois fois deux heures, sur trois jours.

Qu’est-ce qui peut bien rapprocher le symposium "Réveiller le rêveur" et une confrérie soufie musulmane ?

Pour répondre à cette question, je vous propose une longue citation du Cheikh Bentounès, inspirateur d’un Islam d’une grande ouverture, pacifique, moderne et ouvert sur le monde et les autres religions.

A l’occasion de cette rencontre d’une grande intensité et chaleureuse, malgré le nombre de participants, j’ai découvert et approfondi ma connaissance d’un Islam auquel nous sommes peu habitué en Occident, et qui mérite d’être mieux connu et mieux diffusé, afin de contrebalancer les tendances du monde musulman qui dominent pour le moment l’actualité.

L’extrait du Cheikh Bentounès que je vous propose est tiré de son livre "La fraternité en partage". "Avant tout héritier d’un mouvement spirituel dont les racines remontent à la grande mystique de l’Islam médiéval, il raconte dans ce livre, avec l’écrivain et spécialiste des religions Bruno Solt, la fabuleuse aventure humaine de ses pères. Cette passionnante saga familiale, bouleversée par les soubresauts de l’histoire algérienne, nous montre un Islam d’amour universel incarné concrètement dans la vie sociale et la modernité." (extraits de la 4e de couverture du livre, paru chez Albin Michel en 2009). Voir l’article "Un message contemporain".

La déclaration finale ("Recommandations") de la rencontre est empreinte d’une vision écologique autant que spirituelle et sociale, marquant bien les idées forces du Cheikh et de la Tariqa Alawiyya. Je vous invite à la parcourir.

Vous apprécierez la vision d’avenir et le souffle de vie dont elle est porteuse.

Enfin, deux extraits de presse paru cette semaine-là en Algérie donnent, l'un, une idée de l'atmosphère qui y régnait et l'autre, de l'ouverture environnementale de cette rencontre.

EXTRAITS DE PRESSE

Le congrès international de la Tariqa Alawiya insiste sur la diffusion de la culture de paix et de fraternité.

Les participants au congrès international du centenaire de la Tariqa Alawiya, organisé par l'université "Abdelhamid Ben Badis" de Mostaganem, ont insisté hier au terme de leurs travaux sur la nécessaire diffusion de la culture de paix et de fraternité.
 Dans leurs recommandations, les participants à ce congrès placé sous le slogan "Semer l'espérance" ayant notamment abordé la thématique de "la terre", ont souligné l'importance de la généralisation et du développement du boisement et appelé au lancement d'une campagne nationale de plantation d'arganiers, à la diffusion de la technique du jardin technologique moderne, à l'ouverture d'un programme d'enseignement dans les écoles sur le développement durable et la création d'un institut au niveau des universités pour le traitement des eaux et des déchets.
http://www.elmoudjahid.com/accueil/de-bouche-a-oreille/39926.html

D'autres échos sur le site de l'arc en ciel de Michel Simonis.


20 août 2009

CITATIONS

Les quelques jours que je viens de passer en Algérie dans le cadre du centenaire de la confrérie soufie Alawiyya, où nous avons présenté l'atelier "Réveiller le Rêveur", m'ont donné l'occasion de glaner quelques phrases, lues ou entendues, qui résonnent en moi. Elles apportent des révisions mentales, une nouvelle façon de découvrir le monde musulman, et une dimension spirituelle riche et ouverte, quelle que soit la culture d'origine dans laquelle nous avons grandi, religieuse ou laïque. Je pense que chacun peut y trouver matière à agrandir son champ de conscience et enrichir sa vie intérieure.

Michel Simonis

Vous trouverez quelques citations et des articles sur le Blog de l'arc en Ciel

et des textes plus complets, ainsi qu'une revue de presse sur le site de l'Arc en Ciel

18 août 2009

Gestes citoyens

Nos écogestes ne sont pas à la hauteur des enjeux", dit Nicolas Hulot.
N’empêche, il est bon de commencer par là. Et puis de comprendre ce qui se passe et ce qu’on fait, et donner du sens. Tout en sachant que...
" ...il faut précipiter l’étape suivante. Ma conviction est que les crises écologique, alimentaire, énergétique et financière, qui se combinent pour former une crise systémique, ont une seule et même origine : une profonde crise culturelle. Le plus petit dénominateur commun de ces crises est notre incapacité chronique à nous fixer des limites, c’est-à-dire notre goût absolu pour la démesure. Les changements que nous faisons dans nos modes de vie ne sont pas à l’échelle des enjeux. Ce qui est en cause, c’est bel et bien notre système économique. Les recettes du passé ne fonctionnent plus. Pire, elles sont les poisons d’aujourd’hui."

Nicolas Hulot continue :
"Le temps des écogestes est révolu.
La crise écologique est là. On ne peut plus le nier. Ce qui est en cause, de façon positive et négative, ce sont nos modes de production et de consommation individuels. Nous assistons à une forme de déni, car l’évidence nous gêne : soit on subit les changements, parce que la nature ne nous demandera pas notre avis et parce qu’elle a déjà entamé une forme de "régulation" ; soit on décide de prendre la main et on anticipe les problèmes. Mais alors, nous devons changer radicalement. Cela ne compromettra ni le fonctionnement de notre monde ni notre bien-être. Mais nous devons agir dans un délai très court. Il faut faire sauter les verrous culturels du nationalisme, du positivisme et de la confiance absolue dans la science et les technologies.
Je cite souvent cette pensée d’Einstein :
« Notre époque se caractérise par la profusion des moyens et la confusion des intentions. » Nous ne manquons pas de moyens mais il nous faut préciser nos intentions, exercer notre choix."
(Extraits d'un interview de Nicolas Hulot pour Terra eco) http://www.planete-terra.fr/article1199.html

Certes, cette mise au point étant faite, il est bon de commencer par quelque chose. Voici donc

Des gestes citoyens

De quoi concevoir pour vous-même des pratiques de "citoyen du monde", qui vous font agir de façon compatible avec l’émergence sur la terre d’une présence humaine viable, épanouissante et équitable.

08 juin 2009

Home

Près de 9 millions de personnes, estime-t-on, on regardé le film vendredi 5 juin sur France 2.
Dans le monde, le film a été diffusé dans 130 pays.

Voir des extraits d'un commentaire du journal "Le Monde" sur http://blogaec.blogspot.com/

06 juin 2009

"Home" : voyage militant dans les vestiges d'un éden à sauver




On estime que plus de 8 millions de personnes ont vu le film sur France 2.
Dans le monde, le film a été diffusé dans 181 pays. Par 81 télévisons.

Voici des extraits d'un commentaire du journal "Le Monde"

Yann Arthus-Bertrand remercie ceux qui l'ont aidé à tourner ses 500 heures de rushes, et dit son espoir que les spectateurs aillent voir la version salles de 2 heures (la version diffusée sur les télés et sur YouTube est de 1 h 30).

L'auteur de La Terre vue du ciel met son talent de photographe et de documentariste aérien au service d'une cause qui a déjà mobilisé Al Gore (Une vérité qui dérange), Leonardo DiCaprio (Un jour sur Terre), et que défendra aussi bientôt au cinéma Nicolas Hulot : la survie de la planète. Les images sont splendides, le commentaire pédagogique, la musique un rien grandiloquente. Home est un film militant qu'il n'est pas décent de juger selon des critères artistiques, à l'heure où l'on annonce, par exemple, 200 millions de réfugiés climatiques probables avant 2050.


Home débute par un cours sur l'histoire de la Terre, l'irruption de la vie d'un chaos de poussière, il y a quatre milliards d'années, la mise en place d'un équilibre subtil et fragile "qu'un rien peut rompre", où l'eau tient un rôle capital. Un sentiment de majesté, voire de sacré, surgit de ces canyons rouges du Colorado, de ce plan d'une foule de pélicans, d'une panthère qui chemine entre les herbes. Au fil de ces tableaux saisissants, le film poursuit son cours : naissance de l'agriculture, découverte des "poches de soleil" (le pétrole) et accélération subite des populations. Home entame alors l'inexorable et suicidaire description d'une course à la consommation, à la standardisation, au gaspillage, à l'épuisement progressif des réserves.

Yann Arthus-Bertrand montre, et sidère (ces 3 000 tours édifiées à Shanghaï en vingt ans, cette hallucinante édification de Dubaï, les golfs de Palm Springs). Il sonne l'alarme sans jamais asséner de plans cauchemardesques. Même lorsqu'il est brandi comme preuve à charge de l'asphyxie de la planète, lorsqu'il rappelle l'histoire des habitants de l'île de Pâques (une civilisation anéantie par épuisement aveugle de ses ressources), le visuel reste enchanteur, vestige d'un éden à sauver. Pas un plan d'horreur, de beautés saccagées. Les massifs de Madagascar dépouillés de leurs mousses, plaies sanglantes, restent beaux. La fonte des glaces provoquée par l'excès de carbone et le réchauffement climatique donne lieu à des photos captivantes.
Ce qu'il refuse de contempler (paysages souillés, pollutions, cadavres d'animaux), l'auteur l'assène en commentaire, sans ambiguïtés : la moitié des pauvres vit dans des pays riches en ressources, des espèces animales disparaissent, les réserves de pêche s'épuisent, Tokyo est menacée par la montée des eaux qui pourrait l'engloutir.
Yann Arthus-Bertrand croit au sursaut des hommes, à la victoire des solidarités contre les égoïsmes, à la conjugaison de ces trois valeurs que sont la mesure, l'intelligence et le partage. Il cite les exemples de mesures prises ici et là, et scande en refrain final : "Il est trop tard pour être pessimiste."

(Extraits d'un article du journal Le Monde)

http://www.lemonde.fr/cinema/article/2009/06/05/home-voyage-militant-dans-les-vestiges-d-un-eden-a-sauver_1202881_3476.html#ens_id=1201789

03 juin 2009

HOME, conférence de presse en mai 2009, à Paris



Voir (et enregistrer) le film sur YouTube le 5 juin (et voir d'autres extraits) : www.youtube.com/homeproject

Le site de HOME : www.home-2009.com

16 mai 2009

La biodiversité, c’est l’âme de l’Humanité

De nombreuses espèces enregistrent des déclins inquiétants. Pour l'écologue Robert Barbault, cette crise est à la fois écologique et morale.

La nouvelle Libre Belgique publie chaque jour une page consacrée aux questions écologiques. Ce "Dossier Planète" est accessible sur le site de La Libre : http://www.lalibre.be/dossier.phtml?id=10&folder_id=331

Le 11 mai, on pouvait y lire un entretien de Gilles Toussaint avec Robert Barbault, directeur du département Ecologie et Gestion de la Biodiversité du Muséum national d’Histoire naturelle français.
Vous trouverez cet entretien sur le Blog "Changer le rêve"
Voici quelques extraits qui me parlent particulièrement.

S’il n’y avait pas eu la vie sur terre, qui a abouti à la formation de calcaire, on n’aurait pas eu de pierres pour construire Notre-Dame de Paris.

• Êtes-vous favorable à l'idée de faire payer les services rendus par la nature ?

Cette notion de services écologiques - la purification de l’eau, la régulation du climat, les pollinisateurs - passe assez bien. On les associe à des chiffres de nature économique et tout d’un coup cela a l’air plus important. Mais je pense qu’il faut être très prudent car la cause fondamentale de la dégradation de la biodiversité, c’est le système économique dominant et le marché libre. Donc, se dire que pour faire prendre au sérieux ce problème et le résoudre, on va le quantifier économiquement, c’est finalement continuer de soumettre la nature à ce qui est à la cause de sa destruction.

La biodiversité représente le tissu vivant de la planète. (...) Si cela dure depuis quatre milliards d’années, c’est parce qu’il y a de la diversité. Ce tissu vivant a une ampleur planétaire, nous sommes concernés quand des espèces disparaissent, quand le tissu vivant se déchire, car c’est la qualité des milieux dans lesquels nous vivons qui se détériore.
En présentant les choses de cette manière, les gens réalisent que c’est important et qu’à la limite, la crise financière n’est qu’un épiphénomène de cette dégradation.

D’abord faire prendre conscience aux gens du fait que s’il y a un problème, c’est précisément parce que les hommes, en particulier les Occidentaux modernes, ont perdu de vue qu’ils dépendaient de la nature pour leur propre bien-être.

La fameuse phrase attribuée à Einstein à propos des abeilles, il faut la voir d’un point de vue symbolique. Cela veut dire que si l’espèce humaine est conne au point d’entraîner la disparition des pollinisateurs, elle finira effectivement par aller à sa perte. Non pas parce que les espèces disparaissent, mais parce qu’elle est profondément destructrice.

Derrière la crise actuelle de la biodiversité se joue la dimension humaine, humaniste de notre espèce. La question est de savoir si cette dimension va survivre à une destruction massive qui n’est pas seulement une destruction de la nature, mais qui est aussi une destruction sociale, économique et morale. La destruction des milieux tropicaux va de pair avec la destruction des conditions de vie des populations qui y vivent. Ce n’est pas les pauvres du Sud qui détruisent la biodiversité, c’est essentiellement le développement de nos sociétés occidentales qui entraînent la destruction des milieux par surexploitation et avidité.

Robert Barbault écrit beaucoup de livres et entre autres "Un éléphant dans un jeu de quilles- L’homme dans la biodiversité". Editions du Seuil.

Je vous signale aussi une intervention de Robert Barbault sur la biodiversité à écouter sur le site de la Bibliothèque Centre Pompidou.

La biodiversité, c’est l’âme de l’Humanité

De nombreuses espèces enregistrent des déclins inquiétants.
Pour l'écologue Robert BARBAULT, cette crise est à la fois écologique et morale.

Entretien Gilles Toussaint
Robert Barbault est directeur du département Ecologie et Gestion de la Biodiversité du Muséum national d’Histoire naturelle français.

• On parle beaucoup de la biodiversité en termes alarmants, mais cet enjeu semble encore mal perçu par l'opinion publique. Comment mieux faire passer ce message ?

On intéresse généralement le public à ce sujet à travers une approche emblématique comme la liste rouge des espèces menacées de l’Union internationale pour la Conservation de la nature, mais il ne mesure pas de quelle façon il est réellement concerné. Par rapport à la crise économique, il a l’impression que la nature c’est sympathique, mais que ce n’est pas aussi dramatique que le reste.
Pour ma part, je présente la biodiversité un peu différemment en commençant par dire qu’elle représente le tissu vivant de la planète et que le phénomène du vivant est caractérisé par la diversité qui est la raison de son succès. Si cela dure depuis quatre milliards d’années, c’est parce qu’il y a de la diversité. Ce tissu vivant a une ampleur planétaire, nous sommes concernés quand des espèces disparaissent, quand le tissu vivant se déchire, car c’est la qualité des milieux dans lesquels nous vivons qui se détériore.

En présentant les choses de cette manière, les gens réalisent que c’est important et qu’à la limite, la crise financière n’est qu’un épiphénomène de cette dégradation; du fait que l’on méconnaisse l’importance du fonctionnement des systèmes vivants pour les activités humaines, y compris les activités économiques passées ou présentes. S’il n’y avait pas eu la vie sur terre, qui a abouti à la formation de calcaire, on n’aurait pas eu de pierres pour construire Notre-Dame de Paris.

• Êtes-vous favorable à l'idée de faire payer les services rendus par la nature ?

Cette notion de services écologiques - la purification de l’eau, la régulation du climat, les pollinisateurs - passe assez bien. On les associe à des chiffres de nature économique et tout d’un coup cela a l’air plus important. Mais je pense qu’il faut être très prudent car la cause fondamentale de la dégradation de la biodiversité, c’est le système économique dominant et le marché libre. Donc, se dire que pour faire prendre au sérieux ce problème et le résoudre, on va le quantifier économiquement, c’est finalement continuer de soumettre la nature à ce qui est à la cause de sa destruction.
Bien sûr ce n’est pas inintéressant de disposer de tels chiffres, mais la valeur de la biodiversité, avec un grand V, reste la valeur de la vie. Il faut donc prendre certaines précautions et d’abord faire prendre conscience aux gens du fait que s’il y a un problème, c’est précisément parce que les hommes, en particulier les Occidentaux modernes, ont perdu de vue qu’ils dépendaient de la nature pour leur propre bien-être. En général, quand je demande aux gens s’ils ont besoin de compter les morts après une guerre pour savoir si la guerre c’est quelque chose de bien ou pas, ils répondent non.

• Une nouvelle révolution copernicienne pour resituer la place de l'homme dans la nature est-elle nécessaire ?

Exactement, il faut lui faire redécouvrir que ses racines se trouvent dans ce qu’il appelle la nature. Que les singes sont nos cousins et que ce n’est pas s’affaiblir et s’amenuiser de le reconnaître. Au contraire, c’est s’enraciner dans quelque chose de prodigieux qui est le vivant, la biodiversité, avec une expérience accumulée sur des millions d’années et des prodiges d’invention.

L'hypothèse d'une 6e extinction massive est de plus en plus souvent évoquée...

L’utilisation de l’expression "6e crise d’extinction" n’est pas du tout appréciée par les paléontologues et je les comprends. La comparaison n’est pas judicieuse parce que l’échelle de temps des extinctions passées s’est étalée sur des centaines de milliers voire des millions d’années. Or, aujourd’hui nous en sommes au mieux dans une échelle de la décennie ou du siècle. La deuxième différence, c’est que ces grandes extinctions étaient liées à des événements majeurs d’ordre géologique, climatique ou volcanique et éventuellement à la chute d’une météorite. La crise actuelle est due au dérèglement des sociétés et des activités humaines.
Aujourd’hui, on constate certes des disparitions d’espèces et des effondrements de populations. Mais, dans le monde marin qui a été fortement martyrisé, par exemple, on n’a pas recensé pour l’instant la disparition ni d’une espèce de baleine, ni de requin. De manière générale, les populations des grands prédateurs marins se sont néanmoins effondrées de plus de 95 %, voire 99 %.

L’obsession de l’extinction fait que l’on ne mesure pas que ce qui est grave, ce n’est pas seulement la disparition d’une espèce, c’est le fait que quand une espèce qui jouait un rôle important dans la dynamique des écosystèmes voit sa population réduite de manière drastique, cela déséquilibre radicalement le fonctionnement de ceux-ci. Il y a toute une série de phénomènes qui font leur apparition : les méduses se mettent à pulluler, etc. Et c’est seulement aujourd’hui que l’on commence à mesurer la catastrophe que représente l’effondrement des stocks de grands prédateurs marins.

Cela dit, on sait que l’on est dans une phase d’intensification des taux d’extinction et que l’on peut parler de crise d’extinction. Mais il ne sert à rien de dresser seulement des listes de comptage. Il faut plutôt attirer l’attention sur le fait que nous sommes une espèce supposée intelligente, capable de se préoccuper des générations futures et donc de corriger le cours des choses.

• A terme, l'espèce humaine pourrait-elle elle-même être menacée ?

Cela nous renvoie à la fameuse phrase attribuée à Einstein à propos des abeilles. Il faut la voir d’un point de vue symbolique. Cela veut dire que si l’espèce humaine est conne au point d’entraîner la disparition des pollinisateurs, elle finira effectivement par aller à sa perte. Non pas parce que les espèces disparaissent, mais parce qu’elle est profondément destructrice.
La crise d’extinction ne va pas entraîner directement la disparition de l’espèce humaine, qui est résistante. Derrière la crise actuelle de la biodiversité se joue la dimension humaine, humaniste de notre espèce. La question est de savoir si cette dimension va survivre à une destruction massive qui n’est pas seulement une destruction de la nature, mais qui est aussi une destruction sociale, économique et morale. La destruction des milieux tropicaux va de pair avec la destruction des conditions de vie des populations qui y vivent. Ce n’est pas les pauvres du Sud qui détruisent la biodiversité, c’est essentiellement le développement de nos sociétés occidentales qui entraînent la destruction des milieux par surexploitation et avidité. Pour moi, c’est là l’enjeu majeur. D’où le côté positif de cette crise si l’on sait s’en emparer de façon constructive. C’est un signal d’alarme qui nous rappeler que nous sommes Homo sapiens , censé être plus intelligent que les autres.

La Libre Belgique, Gilles Toussaint. Mis en ligne le 11/05/2009
http://www.snv.jussieu.fr/vie/dossiers/biodiversite/barbault/interview%20barbault.htm

A lire : "Un éléphant dans un jeu de quilles- L’homme dans la biodiversité" Par Robert Barbault. Editions du Seuil.

Voir aussi (et entendre) : http://archives-sonores.bpi.fr/index.php?urlaction=doc&id_doc=2954

14 mai 2009

Le nouveau rêve ?

Cela s'est passé gare d'Antwerpen (Anvers)


Un peu long à télécharger mais très émouvant à voir :

http://streaming.vtm.be/VTM/opzoeknaarmaria/Video/STUNT_MARIA_FINAL_EXPORT.wmv

Le "nouveau progamme" ou le "nouveau rêve" ?!

Ca s'est passé gare d'Anvers (Antwerpen)


Un peu long à télécharger mais très émouvant à voir :
http://streaming.vtm.be/VTM/opzoeknaarmaria/Video/STUNT_MARIA_FINAL_EXPORT.wmv
C'est le "nouveau progamme" ou le "nouveau rêve" !

11 mai 2009

BIENTOT LES MONNAIES LIBRES !

A suivre de près ! J’ai rencontré Jean-François Noubel chez Pierre Rabhi. J’ai déjà parlé de lui et de l’intelligence collective sur mon site de l’arc en ciel. Je pense que son travail et l’initiative concernant la monnaie est à suivre avec attention...


Comment l'économie mondiale est sur le point de se transformer.

Le système monétaire actuel est un Titanic. Piloté par quelques uns en haut d'une chaîne de pouvoir, loin du jeu démocratique, obscur, fondé sur des idéologies du passé, il démontre qu'une erreur de pilotage ici, une malveillance là, une négligence générale de l'équipage ont tôt fait de mener le navire à sa perte. Avec tous ses passagers à bord. Evidemment ceux qui sont en charge des commandes font tout pour l'empêcher de couler. On connaît la suite...

Notre système monétaire conventionnel ne durera plus très longtemps. L'argent basé sur la dette et l'intérêt est un système instable, condamné à disparaître du fait de son déséquilibre intrinsèque (par exemple le marché ne peut suivre le montant des intérêts à rembourser).
La monnaie est sur le point de suivre la même évolution que les médias ces dernières années. Centralisés, propriétaires, fondés sur le "un vers tous", les médias ont muté vers des modèles distribués, ouverts, libres, de pair à pair. Tout le monde peut aujourd'hui être un média.
De la même façon, des millions de monnaies libres vont bientôt circuler sur le Net et via nos téléphones portables. Elles ne seront pas contrôlées par les banques centrales ou les Etats. Elles seront émises par des millions de personnes et d'organisations. L'argent conventionnel fondé sur l'intérêt et la dette (85% à 98% de la monnaie en circulation aujourd'hui) sera voué à disparaître ou s'adapter. Tout le monde utilisera ces nouvelles monnaies libres, parce qu'elles sont gratuites, non-rares, faciles à faire circuler dans les réseaux publics, et simplement parce que tout le monde en a aujourd'hui besoin, les personnes comme les entreprises.
Jean-François Noubel, fondateur de TheTransitioner, donnera une conférence sur ce sujet plus que brûlant. L'objectif sera de partager, avec vous, en quoi cette évolution a déjà commencé. Nous explorerons des questions telles que:
• Pourquoi les futures organisations ne pourront plus réussir avec la monnaie conventionnelle ?
• En quoi ces nouveaux systèmes monétaires sont-ils une réponse innovante face aux challenges mondiaux actuels ?
• Comment nous préparer ? Quelles actions engager dès maintenant ?
• Comment les organisations d'aujourd'hui -- entreprises, banques, gouvernements -- peuvent-elles utiliser de nouveaux systèmes monétaires pour leur propre développement, pour leur efficacité et leur compétitivité ?
• Quelles sont les nouvelles opportunités et les nouveaux marchés ?
• Quelle est l'avancée des travaux de TheTransitioner ?

Cette conférence vous ouvrira les portes d'un espace plus vaste de la réalité d'aujourd'hui. Nous ne parlerons pas du paradigme présent. Avec des nombres, des faits, des détails, vous pourrez entrer dans la chair de cette nouvelle humanité, déjà vivante, en pleine créativité, mais encore invisible pour un regard conventionnel.

A propos de TheTransitioner.org
TheTransitioner.org est un organisme international, indépendant et à but non lucratif, de R&D en intelligence, conscience et sagesse collectives. Le fruit des recherches est directement offert au domaine public. TheTransitioner.org travaille sur de nouvelles technologies et méthodologies destinées à développer les nouvelles formes d'intelligence collective pour l'humanité et les organisations qu'elle crée. Le développement des monnaies libres gouvernées par la société civile est au cœur de ses engagements. TheTransitioner.org a également pour mission de former les personnes et organisations pionnières dans l'évolution du vivant social, au travers de séminaires, conférences, publications et événements médiatiques.


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